CHAPITRE I
demandées à Tobservation, tous l'ont délaissée pour reprendre le chemin plus court et plus facile de l'hypothèse et des systèmes *. »
L'école écossaise touchait donc, peut-on dire, à la solution du problème. Elle n'y est point arrivée pourtant, parce qu'elle ne s'est point placée, comme nous le verrons ci-après, sur le véritable terrain de l'observation , parce qu'elle n'a pas appliqué d'une manière assez générale et assez complète la méthode dont elle proclamait l'excellence.
Ainsi art-on toujours procédé, recoirtmandant la méthode nouvelle et revenant à l'ancienne dans la pratique, tant il est difficile de sortir du courant des idées reçues.
Écoutez, par exemple, un écrivain dont les travaux peuvent être encore consultés , Lerminier : il vous dira * que « les sciences physiques ont dû leurs rapides progrès à la méthode d'observation qui inspecte, compare, généralise, cherchant partout les rapports , les différences et les analogies. Comment la même méthode appliquée aux phénomènes du monde moral et juridique ne serait-elle pas effective et fé-^ conde? » Vous supposeriez, d'après ceci, que les questions sont abordées par l'auteur d'un point de vue
i . Jouffroy, préface des (Euvres de Hetd.