‹ De la méthode d'observationChapitre 3 sur 195 · INTRODUCTION. V · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. V

stérile ; nul ensemble dans la direction des intelligences ; on voit chacun dans le confus pêlemêle scientifique se faire à son usage un assortiment d'opinions divergentes ; d'accord, il n'y en a sur un objet quelconque, et ainsi se trouve plus que jamais justifiée la parole sacrée :

Mundum tradidit disputationibus illorum. En fait, les considérations qui précèdent gardent toute leur force, et tandis que les sciences physiques et mathématiques sont devenues un guide incontesté pour une portion de l'œuvre sociale, il est bien évident qu'une telle fonction n'est point échue aux sciences morales et politiques, et qu'elles n'y prennent encore qu'une bien faible part.

Il est impossible de n'être pas frappé d'un tel contraste et de ne pas se poser la question : quelle est la cause de cette différence? Eh ! d'où pourrait-elle naître , si ce n'est de la marche si difiîérente qu'on a adoptée dans les deux ordres de connaissances, celles-là prenant pour base l'expérience, celles-ci conservant trop souvent un caractère conjectural. Voilà la dissidence radicale et la raison du problème ; ceci résume

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