INTRODUCTION. IX
Ihode que de les traiter ex professa. Ce but est suffisamment rempli, si je ne me trompe, par l'étude de celles que j'aborde. La réflexion du lecteur fera le reste. Pour faire penser il ne faut pas tout dire.
Je protesterai tout d'abord contre l'intention de déprécier, dans l'examen critique auquel je me suis livré, les écrits antérieurs, relatifs à l'objet de cet essai. Rien ne saurait être plus éloigné de ma pensée. Je peux contredire la marche généralement suivie jusqu'ici, faire ressortir le peu de solidité du procédé dialectique auquel, par une pente naturelle de l'esprit humain , on s'est trop souvent conformé ; mais je n'^n rends pas moins témoignage aux efforts de nos devanciers. J'avoue pleinement les services rendus par ces hommes illustres, de Platon à Kant, d'Aristote à Montesquieu, de Xénophon à Adam Smith, sans parler de ceux de nos contemporains qui ont payé un si large tribut à la cause du progrès scientifique. Ceux-ci sont mes maîtres, et rien assurément, dans mon langage, ne démentira le respect profond que je porte à leurs travaux. Je le reconnais même volontiers.