‹ De la méthode d'observationChapitre 9 sur 195 · XII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XII INTRODUCTION

de Tor et du pouvoir; les passions qui agitaient les âmes ont pris un autre costume, un autre langage, et c'est tout, hélas! Rien de changé au fond. L'observation calme des faits préserverait des amères déceptions, des rancunes haineuses, des colères hostiles qui se produisent d'ordinaire en de semblables circonstances ; on resterait en tout dans le vrai. On comprendrait que le monde vit sur le relatif et non sur l'absolu ; on reconnaîtrait la vanité de ces plans de liberté abstraite, d'égalité primitive, de progrès indéfini conçus en dehors de toute réalité. Au lieu de ce prétendu régime humanitaire qu'on a dans l'imagination, on s'en tiendrait à l'état réel des choses qu'on a sous les yeux et au sein duquel on vit ; on tâcherait d'en amender sans violence les imperfections. C'est à ce pays où, surtout depuis le milieu du dernier siècle, les esprits se sont livrés à tant d'aberrations, qu'il appartient de donner aujourd'hui l'exemple d'une marche plus sage ; on y viendra sans doute, mais ce n'est pas l'œuvre d'un jour ; on ne se détache qu'avec effort des vues spéculatives ; on ne descend pas aisément de TEmpyrée; c'est le cas d'apphquer

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