‹ De la méthode dans les sciencesChapitre 18 sur 63 · L. DLARINGHEM · texte numérisé non relu

L. DLARINGHEM

d' Or g ano graphie (1827) par un chapitre sur la Symétrie végétale ; « en examinant les rapports des organes, dit-il, on reconnaît leur distribution symétrique ». Les feuilles sont souvent opposées ; les fleurs sont composées de verticilles de pièces équivalentes ou semblables, distribuées suivant des règles. De même que chaque classe de cristaux peut être représentée par un état régulier visible ou concevable par homologie, de même il correspond à chaque famille de plantes un type plus ou moins apparent.

Schimper dans ses cours (1834) et A. Braun dans un mémoire important (1835) ont montré que la distribution des feuilles sur les axes se fait sur une ligne spirale, non pas au hasard, mais à des intervalles réguliers ; V angle de la divergence, dont la mesure est celle de l'angle dièdre défini par la tige et les nervures principales de deux feuilles quelconques consécutives, est le même pour toutes les feuilles d'une plante, ou encore pour toutes les plantes d'une même espèce, souvent d'une même famille. Si l'on part d'une feuille, il faut d'ordinaire suivre la spirale un nombre p de fois autour de l'axe et compter un nombre n de feuilles, pour retrouver une

feuille exactement superposée ; la fraction — de

circonférence mesure la divergence foliaire. Indépendamment de Braun et Schimper, L. et A. Bravais ont établi que les valeurs de ces rap-

ports — ne sont pointquelconques ; les plus communes appartiennent à la suite.

BOTANIQUE

dont les termes successifs sont obtenus en additionnant les chiffres correspondants des deux termes précédents.

Hofmeister (1868), puis Schwendener (1878), ont essayé d'expliquer, par des causes physiques, cette distribution régulière des organes élémentaires; les jeunes feuilles sont exquissées dansles très petits bourgeons et représentées par des successions de petits mamelons imbriqués, d'autant plus petits et plus serrés qu'on approche davantage du sommet ; le nouveau mamelon n'est donc pas absolument libre de croître en un point quelconque ; il doit apparaître au niveau de l'espace le plus large, qui est libre entre les mamelons foliaires déjà formés.

On a donné aussi une explication physiologique de la symétrie foliaire qui paraît d'ailleurs moins fondée. Puisque les fonctions des feuilles (fixation du carbone et transpiration) dépendent strictement de l'éclairement, il y a intérêt à ce qu'elles se recouvrent le moins possible ; la sélection naturelle ne suffirait-elle pas à expliquer la persistance des types les mieux organisés à ce point de vue? Darwin n'a pas donné de réponse à ce problème dont il fut très sérieusement préoccupé.

Cette explication physiologique n'est d'ailleurs pas valable en ce qui concerne la répartition symétrique des pièces florales, répartition qui constitue un des caractères les plus nets des Familles naturelles de végétaux. La représentation schématique de la situation respective des diverses pièces florales, fournie par les diagrammes et les formules des fleurs, peut être comparée aux figures et aux formules représen-

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