‹ De la Méthode de l'Eau Camphrée Pour la Mesure de l'Odorat: Quelques-unes de ses applications cliniques et scientifiquesChapitre 13 sur 19 · LAS · texte numérisé non relu

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— Nombre de cas sur 10 présentations deau —— distillée où l'eau à été reconnue, c'est à dure où la

sensation a été rulle (Pxpér. négal.de contrôle).

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8, 9 pour 100.000. Donc, dans le premier cas, l’excitant (camphre) croît en progression géométrique, au lieu que dans le second cas l'accroissement se fait suivant une progression arithmétique.

Ceci établi, remarquons que si nous traduisons les poids de l’excitant par cent millièmes, ces mêmes poids qui augmentent de 1 à 9 dans la série 1 pour 100.000 augmentent de 10 à go dans la série de solutions dix fois plus fortes 1/10.000, et de 100 à 900 dans la série de solutions cent fois plus fortes 1/1.000. Il nous est d'ores et déjà facile de comprendre que la loi de Weber-Fechner, peut très bien s'appliquer à la méthode de MM. Toulouse et Vaschide.

Pour déterminer, en effet, le minimum perceptible, nous avons vu, en étudiant la technique de la méthode, que nous présentions les flacons de la série suivant leur ordre numérique ; par conséquent, dans ce cas, le poids de l’excitant croit proportionnellement à son poids initial et ce sont là les conditions de la loi de Weber-Fechner. Il serait, d'autre part, à peu près impossible de faire croître l’excitant suivant une progression arithmétique, car alors la méthode deviendrait impraticabie, vu le très grand nombre de flacons qui lui seraient nécessaires.

MM. Toulouse et Vaschide prennent 10 enfants ayant leurs minima perceptibles dans la série 1 à 9 pour 1.000.000. Les 9 flacons de cette série sont pré-

sentés à chacun de ces dix enfants, mais en ayant

soin de les alterner avec l’eau distillée. De cette expérience, il ressort qu'il faut arriver seulement à la solution $/1.000.000 pour obtenir une sensation constante chez tous les sujets. Donc l’excitant initial multiplié s fois provoquait une sensation constante. L'accroissement de la sensation peut-être représenté par s.

Seconde expérience, 10 femmes sont choisies ayant leurs minima perceptibles dans la série 1 à 9 pour 100.000. Les 9 flacons de cette série sont présentés à chacune de ces femmes alternativement avec l’eau distillée. La solution 7/100.000 nous fournit la sensation constante. L’accroissement de la sensation est donc le chiffre 7.

Enfin dernière expérience, 10 hommes sont pris ayant leurs minima perceptibles dans la série 1 pour 10.000. En ce cas, nous obtenons le chiffre 0.

Ces trois expériences ne sont donc pas sans vérifier le principe de la loi de Weber : sans doute la loi n'est pas démontrée dans sa formule rigoureuse, mais néanmoins, nous voyons évidement que la sensation croît bien moins vite que l’excitation. Dans les trois cas étudiés ci-dessus, pour passer de la nonsensation à la sensation il nous a fallu multiplier l’excitant par 5, 7 et enfin 9. Si, d'autre part, la sensation comme l'excitation croissaient en progressions arithmétiques, ce n’est point 700 et 900 millionnièmes

qu'il faudrait ajouter au poids de l'excitant initial,

(c'est-à-dire 1 pour 100.000 où 1 pour 10.000), mais simplement $ millionnièmes. L’accroissement de l’excitant n’a donc pas eu lieu d’une série à l’autre suivant une progression géométrique.

Nous voyons, d'autre part, que le rapport entre le poids terminal et le poids initial n’est pas le même dans toutes les séries.

Aussi résulte-t-il de ces expériences que ( l’énergie de l'excitation doit, pour augmenter la sensation de quantités équivalentes, croître d'autant plus vite que cette excitation est elle-même plus grande. »

Ces expériences sont donc bien précisées et n’ont aucune prétention à une démonstration mathématique de la loi de Fechner, ainsi que le croit, peut-être, Zwaardemaker (Année psychologique, 1900). MM Toulouse et Vaschide se sont efforcés de montrer que les sensations olfactives étaient bien conformes à l'esprit de la loi de Fechner. Au surplus, les critiques que Zwaardemaker adresse à ces expériences à propos du choix des infirmiers de Villejuif, nous paraissent injustifiées. En effet, il suffit de rechercher, en tous cas, une détermination purement physiologique. Nous ne voyons pas quels avantages fournirait un sujet qui serait apte à faire des analyses psychologiques plus ou moins complexes. Quoi qu’en dise Zwaardemaker, le personnel des infirmiers de l’asile de Villejuif, présente toutes les conditions requises pour des études de ce genre.

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