C. — Ce qaon devine
le logis de l'infortuné bûcheron ;
— petitesse et délabrement de celte demeure : « chaumine » ;
— sa couleur : « enfumée ».
2. L'absence d'images dans Boileau et le triomphe de l'abstraction (v. i-3).
— he fagot (image juste) devient le bois (terme faux, qui s'appliquerait tout au plus à une pile de bûches, sur le dos d'un Auvergnat).
— Le poids des ans (concret) devient la vieillesse (abstrait) .
— Le gémissement (image touchante) devient le halètement (image disgracieuse, uniquement physique, et plus désagréable qu'émouvante).
— La chaumine est remplacée par la peine et la détresse. Au lieu d'un tableau, deux termes vagues.
Boileau n'ajoute qu'une image, plus malheureuse encore ique le halètement. 11 nous apprend que cet homme a le corps tout en eau... Passons vite !
|II. — La préparationj ou l'analyse des sentiments,
I i. Boileau (v. 4-5).
Il résume tout en deux vers.
Les deux idées si importantes, la. fatigue et la souffrance, jsont indiquées par deux expressions sèches : « las de souffrir » — et «jetant là son fardeau», alors qu'il faudrait les analyser en détail, rappeler les souffrances du malheureux, souffrances physiques, souffrances morales, qui nous prépareraient à comprendre le dénouement. [ Encore le second vers n'est-il qu'une longue cheville ; insignifiant et lourd, il ne sert qu'à préparer une rime médiocre à ce fardeau »:
Plutôt qvie de s'en voir accablé de nouveau 1 Bezard. — Méth. i4
:2IO l'esprit classique au XVII* SIÈCLE