II. — Même question posée par Renan (à propos des
Sémites nomades, p. 534) -
Quelle fat Vinfluence de la vie des tentes, chez les peuples pasteurs de la Mésopotamie, sar le caractère de la tribu sémite?
4* exemple :
Question posée par Taine (à propos de la classe moyenne en 1789, p. 555) :
D'où vient que le bourgeois est devenu d'autant plus mécontent que son sort s'est amélioré?
5* exemple :
Les trois premiers chapitres de la Cité Antique de Fustel de Coulanges (p. Sgô).
Question posée :
Comment nous pouvons retrouver, dans les textes que nous citent, sans les comprendre toujours, les historiens antiques, les croyances primitives. Comment elles nous expliquent les institutions.
Vous sentez quel intérêt ces idées générales prêtent à l'histoire. Le mot de Socrate est vrai de l'histoire comme de tous les ordres de connaissance : « Il n'y a de science que du général »... Et si des érudits trop timides nous objectent que les risques sont grands, que des historiens illustres se sont parfois égarés dans des généralisations audacieuses, nous leur répondrons par un autre mot de Socrate, à la fin du Phédon : xaÀoç yàp ô xt'vSuvo;, a c'est un beau risque à courir. » Les exemples ci-dessus, et vingt autres aussi frappants, qUe vous trouvez dans votre édition, montrent que les hypothèses ne sont pas forcément des fantaisies ; le grand nombre des faits qui s'expliquent par elles et ne peuvent pas s'expliquer autrement, nous donne le droit de dire qu'en histoire, comme dans les sciences physiques et naturelles, « la vérité n'est toujours qu'une hypothèse vérifiée » (Cl. Bernard).