‹ De la méthode littéraireChapitre 125 sur 424 · UNE EXPLICATION ECRITE SLR LA FONTAINE 2 1 I · texte numérisé non relu

UNE EXPLICATION ECRITE SLR LA FONTAINE 2 1 I

il ne songe plus qu'à lui cacher son imprudent désir ; et il le cache en paysan, en paysan rusé, dont le masque impassible, le regard fuyant, le ton détaché, ne laissent rien deviner de ce qu'il pense. Il dit de la manière la plus naturelle : « C'était pour te demander un petit service »,

C'est, dit-il, afin de m'aider A recharger ce bois.

Et, chose plus naturelle encore, il ajoute l'excuse obligeante qu on entend tous les jours : « cela ne te donnera pas beaucoup de peine, cela ne te prendra pas beaucoup de temps » :

Tu ne tarderas guère !

Et Boileau ? Il remplace ce trait de mœurs par une réflexion oiseuse ; il nous fait remarquer que le bonhomme est « prompt à se corriger »! — La Fontaine ne la pas dit : il la montré. « Cela est peint. »

Conclusion.

Telle fut, un jour, l'erreur de Boileau. Félix culpa, heureuse faute, ajouterons-nous en terminant, puisque sa maladresse nous permet de mieux apprécier le talent du bon La Fontaine. •

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