‹ De la méthode littéraireChapitre 178 sur 424 · EN CLASSE · texte numérisé non relu

EN CLASSE

Préambule : La thèse.

Familière à tous les libéraux.

I. Le Président Rolland, La Chalolais et les Parlements en 1762 — Le livre de Montesquieu est de 17/18, et l'auteur appartenaitau monde parlementaire — Le « plan d'éducation nationale » du Président Rolland : « Tout doit y être citoyen ! »

3. Les traditions républicaines dans les pays libres — Suisse — Hollande — Etats-Unis — Les hommes d' l'état français de la Troisième République.

l. — Difficultés qu'on éprouve à faire pénétrer dans les masses les principes républicains.

I . Les autres gouvernements sont aidés, et non contrariés par les instincts les plus bas de la nature humaine. Termes à expliquer :

— la crainte, dans les gouvernements despotiques

(Texte p. io3).

— ïhonneur, dans les monarchies (Texte p. 86).

— les passions — Lesquelles ?

L'émulation. (V. Aulard, Histoire politique de la Révolution Française, p. 720, § 2.)

2 La république s'adresse aux sentiments les plus élevés, les plus désintéressés et par conséquent les plus rares. Elle est détruite par les autres.

LE STYLE DE MONTESQUIEU 3l5

La vertu — Sens que donne à ce mot Montesquieu.

V. p. 78 (Avertissement de l'Esprit des lois) : Vamour de l'égalité — Dans ce sens, elle pourrait facilement reposer sur une passion corruptrice : la jalousie, fléau des sociétés démocratiques — l'histoire d'Aristide et de l'électeur las de l'entendre appeler « le Juste ».

Ici, Montesquieu la définit beaucoup mieux : Vamour des lois et de la patrie, c'est-à-dire le patriotisme.

Elle est malheureusement difiicile à inspirer :

a) parce qu'elle exige un effort :

— volontaire. On force à obéir ! Rien ne force à aimer !

— intelligent.

Il faut être assez instruit, pour découvrir le rapport entre l'intérêt particulier et l'intérêt général. Beaucoup trichent, sans dommage momentané pour eux-mêmes, les conséquences de leur mauvaise foi ne retombant en général que sur leurs enfants. (V. Demolins, Supériorité des Anglo-Saxons : les Frelons, p. 358.)

b) parce qu'elle l'exige de tous, des plus grossiers comme des plus généreux.

Si tous les citoyens n'aiment pas leur pays, le gouvernement se corrompt dans son principe, puisque chacun, pour sa part, en détient une partie.

— Terme à expliquer : « singulièrement affecté ».

— Beauté de la formule : a ... pour le conserver, il faut laimer ! »

Diverses conclusions tirées de ces caractères :

i) par les ennemis de la république : ils la traitent d'utopie.

2) par ses partisans timides : au xviii" siècle, et jusque sous la Constituante, on ne croyait ce gouvernement possible que dans de petits pays, et sous la forme fédérale. C'est 1 opinion de Montes([uieu et de Rousseau (V. encore AuLARD, Histoire politique de la Révolution, p. 1-24.)

3) par ses apôtres :

3l6 PROGRÈS DK LA RAISON DANS LA SOCIÉTÉ

— le but : le patriotisme — Les actes de la Convention.

— le moyen: l'éducation du peuple — Les lois sur l'enseignement de i833 à 1886, de Guizot à J. Ferry et à Goblet.

II. — Le principe de l'éducation républicaine suivant Montesquieu.

Faire remarquer que la transition n'est pas nette. Rétablir les idées intermédiaires, là où les points de suspension indiquent des lacunes. L'art de la composition est imparfait chez Montesquieu.

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