I. — Les imperfections de la pièce
Trois séries d'interrogations :
i) sur la tristesse du sujet et l'immoralité de tous les personnages ;
2) sur V invraisemblance des situations ;
3) sur la pauvreté des caractères.
Un élève fait observer, à propos de la seconde question, qu'une aventure de ce genre s'était passée à Rome, en 1626 : les Jésuites avaient substitué à M. d'Ancier un de ses fermiers, pour faire la Compagnie héritière de ses biens. — A cette remarque nous ne pouvons répondre que par le vers de Boileau :
Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable I
Le théâtre doit peindre la vérité commune, et non la vérité d'exception. Et il suffit d'analyser la pièce de Regnard pour que les invraisemblances sautent aux yeux !
Cause de ces imperfections : Molière gêne ses successeurs. H a épuisé pour longtemps les grands sujets et l'on ne