‹ De la méthode littéraireChapitre 274 sur 424 · CONSEI LS RELATIFS AUX LECTURES DÉSIRABLES · texte numérisé non relu

CONSEI LS RELATIFS AUX LECTURES DÉSIRABLES

Dans la troisième partie de nos études sur Rousseau, nous rencontrons une difficulté insurmontable. Notre méthode repose sur l'examen des textes originaux, et ces textes nous font en partie défaut.

Les œuvres complètes, pour beaucoup de raisons, nous sont interdites. J'avoue qu'en présence des solutions contradictoires auxquelles arrivent sur l'Emile et le Contrat social les critiques les plus éminents, je me félicite pour vous de cette impossibilité! M. J. Lemaître voit dans ces œuvres redoutables l'origine de tous les maux dont soulfre notre société : M. Lanson est bien près de saluer en elles comme la Bilile de la démocratie future ; M. Champion, plus modéré, déclare, textes en mains, que Jean-Jacques ne fut ni si funeste ni si bienfaisant qu'on le croit, qu'on lui a prêté beaucoup d'idées, bonnes ou mauvaises, auxquelles il n'a jamais songé, et qu il fut surtout un très grand poète en prose, un peintre délicieux des choses de la nature. Et je me dis que, n'ayant, assurément, ni plus de finesse ni plus d'érudition que ces trois messieurs, nous

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aurions une peine infinie à nous orienter dans cette œuvre quelque peu confuse et contradictoire.

Quant aux Morceaux choisis, ils devraient être un l)on instrument de travail : ils ne le sont qu'à moitié, les auteurs ne nous ayant pas fourni tous les textes indispensables... Je ne puis donc que vous donner, à titre de document, le plan de recherche c'i-dessous, que j'avais préparé dans l'espoir de l'utiliser avec vous. Vous y réfléchirez ; vous verrez si certains textes, de ceux qui vous sont accessibles, fortifient ou infirment ma tliùse... Je vous le livre à tout hasard, en vue de vos lectures à venir, et sous bénéfice d'inventaire.

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