‹ De la méthode littéraireChapitre 345 sur 424 · II. — Seconde série d'extraits · texte numérisé non relu

II. — Seconde série d'extraits

Témoignage de Lamartine sur le goal classique vers i8o5.

1 . Souvenirs sur les lectures recommandées par les Jésuites de Mâcon (p. xi).

— La pénible traduction des poètes anciens.

— Le P. Ducerceau, M™^ Deshoulières ; la parodie dans Boileau.

2. Charmant portrait : un poète pseudo-classique, un contemporain de Parny... « Bouquets à Chloris ! » (p. vi-i).

Il rend visite, en Bourgogne, à un vieil ami de son père, retiré au bord des bois. Il décrit sa demeure rustique et raconte que le vieillard lui récita ses poésies :

C'était la description d'une fontaine sous des châtaigniers, au bord de laquelle des jeunes filles déposent leurs cruches à l'ombre, et cueillent des pervenches et des marguerites pour se faire des couronnes ; Bezard. — Méth. 36

un mendiant survenait, et racontait aux jeunes bergères l'histoire d'.Vrélhuse, de Narcisse, d'IIylas, des dryades, des naïades, de Thélis, d'Amphitrito, et de toutes les nymphes qui ont touché à l'eau douctj ou à l'eau salée. Car ce vieillard était de son temps, et en ce temps-là aucun poète ne se serait permis d'appeler les choses par leur nom...

^'ous reconnaissez là le défaut des poètes pseudo-classiques, celui que nous avons remarqué dans l'abbé Delille, l'abus de ce que lîuH'on appelait « les termes généraux ».

Et Lamartine termine en y opposant la sincérité romantique :

Je suis le premier qui ai fait descendre la poésie du Parnasse, el qui ai donné à ce qu'on nommait la Muse, au lieu d'une lyre à sepi cordes de convention, les fibres mêmes du cœur de l'homme, touchéet et émues par les innombrables frissons de l'àme et de la nature.

11 ne nous resterait plus, si nous ne cherchions la poésie que dans les vers, qu'à passer à l'étude des Méditations. Mais je désire, auparavant, revenir au grand prosateur qui, plus encore que les poètes, a créé le romantisme ; et nous consacrerons deux classes à l'art de Chateaubriand

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