‹ De la méthode littéraireChapitre 364 sur 424 · La satire et l'esprit · texte numérisé non relu

La satire et l'esprit

L'heure est presque passée... Nous avons répondu aux jeunes Américaines sur le point où elles déclaraient surtout « ne pas comprendre » Musset.

Et pourtant, nous n'avons pas dit la moitié de ce qu'il faudrait dire. Nous n'avons pas lu les pièces que je choisirais de préférence, s'il s'agissait de les convertir à notre charmant poète et qui lui gagneraient certainement leur indulgente sympathie. Ce sont tous les passages (et ils sont nombreux) où il n'a aucune prétention à la philosophie transcendante, où il ne cherche pas à nous émouvoir

d'un .iloement améuicai.n suh musskt 6i3

par ses pleurs, où il se contente de sourire, d'être aimable et gracieux. S'il est un poète qui résume ce qu'on entend à l'étranger parle goût et l'esprit français, c'estbien, après Voltaire, Alfred de Musset. Il en a tous les défauts, mais aussi les qualités rares, et je ne doute pas du succès qu'aurait, à l'étranger, une série de lectures ainsi présentées :

Page 1