I . La marche sous la neige
Le paysage.
a) La vérité des images simples : neige — Moscou fumant — plaine blanche — troupeau.
6) Les procédés de grossissement :
— le plus simple : la répétition :
« Il neigeait... » Ktude du rythme dans la première partie.
— le plus savant: la couleur et le son des épithètes, d'autant plus difficiles à trouver qu'il s'agit de décrire le silence et la solitude, des choses sourdes, des choses vides, des choses l>Ianches ou grises, sans nuances, sinon
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sans couleurs. Mais le poète possède toutes les ressources du peintre et du musicien :
... La solitude vaste, épouvantable à voir...
... Le ciel faisait sans bruit avec la neigo épaisse
Pour cette immense armée un immense linceul.
La Grande Armée.
a) Simplicité presque triviale:
— troupeau.
— les blessés s'abritaient dans le ventre... des chevaux morts.
(Trait emprunté à Chateaubriand(i), qui l'avait lui-même recueilli de témoins oculaires — Ce n'est pas la seule image que N'ictor Hugo doive ici à l'ancêtre commun de tous les romantiques.)
— pas de pain — les pieds nus.
6) Grandeur de l'effet, obtenu de deux manières opposées :
— vive lumière projetée sur des figures plus grandes que nature :
... les clairons à leur poste gelés... blancs de givre... Collant leur bouche en pierre aux trompettes de cuivre.
... les grenadiers... la glace à leur moustache grise.
— le mystère du clair-obscur, qui grandit autrement les choses, en etfaçant les contours :
C'était un rêve errant dans la brume, un mystère, L'ne procession d'ombres sous le ciel noir.