I. — Rareté de l'esprit critique avant le XJX« siècle
— ^ oltaire est une brillante exception.
— Extraits de l'abbé Velly ^Histoire de France, i-yoô).
— d Anquetil (idem, i8o5).
Critique à peu près nulle.
Apprendre par cœur le portrait de Childéric dans 1 un et l'autre auteur :
Childéric fut un prince à gran- La première année de Chil-
des aventures. C'était l'homme déric sur le trône fut celle d'un
le mieux fait de son royaume ; il libertin audacieux, qui, se jouant
avait de l'esprit, du courage ; avec une égale indépendance et
mais, né avec un cœur tendre, il de l'honneur du sexe et du mé-
s'abandonnait trop à l'amour : ce contentement des grands, souleva
fut la cause de sa perte. contre lui l'indignation générale,
(Velly.) et se fit chasser du trône.
(Anquetil.)
— Dans les collèges, insipides abrégés chronologiques.
II. — L'éveil de l'esprit critique au XIX* siècle. I . Les précurseurs :
A. — Chateaubriand et la jeunesse des collèges.
Le témoignage d'Augustin Thierry, âgé de quinze ans, sur un épisode des Martyrs (p. xii) — 1810.
B. — Le Musée des monuments français .
Une visite de Michelet enfant — son récit (p. xni).
[Ces deux textes doivent être appris par cœur.J
C. — Un livre : l'Histoire des croisades de Michaud (1808). 3. La polémique d'Augustin Thierry.
L'importance qu'il attache à l'étude des documents originaux dans Dix ans d'études historiques (18 17-1827).
A. — Texte cité dans la Préface de Jullian, p. xvii, sur le Grand Recueil des historiens des Gaules et de la France, œuvre des Bénédictins du wiii* siècle.
B. — Les impressions d'Augustin Thierry dans les bibliothèques publiques (p. 21). La vision du roi Arthur, des bardes chantant sur la harpe, et des barbares « naviguant dans la tempête avec aussi peu de souci que le cygne qui sajous sur un lac » (p. 28).
C. — L'histoire de Charles Martel, Karl le Marteau, renouvelée par la lecture des chroniques (p. 4i) (Lettres sur l'histoire de France, 1820- 1828).
3. Le culte de tous nos historiens pour le document, surtout pour le document manuscrit.
A. — Les publications ou rééditions de chroniques faites par Guizot vers 1820.
B. — Les impressions de Michelet aux Archives. Texte à retenir par cœur (Jullian, Préface, p. li).
C. — L'énumération des documents que Taine a consultés pour écrire l'Ancien Régime (Préface, p. ix et x).
M. Aulard (i) fait observer que Taine ne les a pas tous consultés d'aussi près qu'il aurait fallu. Il est certain cependant qu'il s'est toujours appuyé sur des pièces originales.
C. — Énumération semblable dans l'Avant-Propos de l'Ancien Régime et la Révolution de de Tocqueville (p. m et, particulièrement, note i de la page iv).
[Ces textes ne sont malheureusement pas cités dans l'éd. Jullian. Mais nous les avons lus dans les éditions complètes de la bibliothèque de classe.]
(i) Aui-AHD, Taine historien. — Le livre de M. Aulard est un bon exemple de discussion sur la critique des textes.