‹ De la méthode littéraireChapitre 412 sur 424 · II. — Conversation · texte numérisé non relu

II. — Conversation

Ne pouvant bien définir le goût de tel ou tel élève en particulier, nous cherchons d'une manière générale ce qui, dans une œuvre romanesque, doit principalement séduire la clientèle des jeunes lecteurs.

Tout le monde, d'un commun accord, écarte des mobiles qui poussent les enfants vers ce genre de lecture le désir de s'instruire ! Le vieil adage, rajeuni aujourd'hui sous tant de formes, « instruire en amusant », ne leur dit rien qui vaille, et ils se méfient encore plus d'un roman dit instructif que de l'Histoire de France en découpages, de l'Histoire naturelle en jeu de loto, ou des fallacieuses promesses de la Physique amusante. 11 est bien entendu qu'aucun élève n'ouvre un roman pour apprendre quelque chose ! — Pourtant, comme cette affirmation collective semblait en contradiction avec plusieurs réponses écrites, je conclus de cette divergence que la question est mal posée. Nous n'entendons probablement pas par le mot « s'instruire » exactement la même chose, et la classe n'est peut-être pas aussi frivole qu'elle croit l'être. La preuve en est qu'elle découvre trois motifs très avouables, très intelligents, très utiles de son goût pour la lecture.

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