ÉTUDE DE LA SATIRE IX DE BOILEAU « A SON ESPRIT
SOMMAIRE
Vous analyserez par écrit cette satire, soit sur une feuille volante, soit (s'il vous appartient) sur le livre luimême. — Voici les grandes divisions :
Début (v. i-i8).
i'''^ PARTIE : Reproches adressés à son esprit (y. 19-1^7). Deux grandes divisions :
i) V. 18-28; 2) V. 29-147; à partager par tranches de 20 à 3o vers chacune.
2^ partie: Réponse de l'esprit (v. i48-322). Deux grandes divisions :
COMPTE RENDU DE LA CLASSE
Début.
Veuillez, T., résumer les 18 premiers vers en une formule qui n'excède pas dix mots... autant que possible.
T. — Boileau ordonne à son esprit de se taire :
1° parce qu'il est vain;
2° parce qu'il est faible et stérile.
ANALYSE d'une SATIIŒ i5i
— Il y a clans votre forniulo plusieurs idées. C'est trop. Je n'en veux qu'une, assez générale pour les résumer. Cherchez donc par quels actes son esprit manifeste cette vanité, cette faiblesse...
T. — Il dit du mal de tout le monde.
— Oui. Quel est le mot do I^oileau .'
T. — II « médit » de tout le monde... Le sens de ce mot parait avoir été plus fort au xvii' siècle qu'aujourd'hui.
— Le défaut était donc plus profond, plus grave que la simple « médisance ». Comment aj)pelez-vous un pareil défaut, un défaut devenu un besoin irrésistible, une habitude tyrannique ?
T. — Une manie.
— Voici, par conséquent, notre formule :
Étrange manie de son esprit : il médit de tout le monde.
— Quelle est, ensuite, la division du discours, H. ?
H. — Il se divise en deux parties, en deux plaidoyers, l'un contre l'esprit, 1 autre pour l'esprit.
— Le pour et le contre ! dit-on dans le langage familier. II n'y a guère de thèse à laquelle on ne puisse opposer la thèse contraire, l'antithèse. Ici, Boileau commence par accabler de reproches son esprit. \'oici le plan de cette première partie, tel que nous lavons fait 1 an dernier :