‹ De la migraine tardivement aggravéeChapitre 6 sur 20 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Le sujel n'est pas neuf et si, en 1907, M. le Dr Mathieu pouvait écrire qu'à sa connaissance il n’y eût pas d'auteurs qui ait insisté sur celle forme spéciale de l’évolution de la migraine, nous ne le pouvons plus après lui.

Dans la Gazette des hôpitaux, MM. Mathieu et Roux publiaient un article sur : «La migraine tardivement aggravée » :

« Des personnes, des femmes presque toutes, ont, dès leur enfance ou au début de leur adolescence jusque vers la quarantaine, des crises de migraine correspondant assez exactement au type décrit par Lasègue.

» À cetle époque, les crises migraineuses au lieu de s’atténuer et de disparaitre, tendent au contraire à devenir plus fréquentes, plus intenses et plus longues. Elles ne durent plus seulement vingt-quatre ou trente-six heures comme auparavant, mais deux ou trois jours.

» La céphalalgie hémicranique acquiert une grande violence, elle devient intolérable, l’état nauséeux est très accentué, parfois les vomissements deviennent véritablement incoercibles. Quelques malades sortent de ces crises absolument épuisés. »

Plus tard, en 1907, dans les Archives des maladies de l'appareil digestif, M. le Dr Mathieu publia quelques observations résumées de migraines tardivement aggravées.

Que nous reste-t-il donc à faire.

Dans un premier chapitre (Historique), nous retracerons brièvement l’histoire clinique de la migraine et nous nous

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allarderons quelque peu sur l’évolution de celte maladie. Nous exposerons comment les différents classiques ont limité la marche de cette névrose. Pour terminer, nous ferons entendre quelques voix dissidentes, nous signalerons quelques remarques d'auteurs qui ont pressenli notre sujet ; mais nous pourrons dire avec M. le Dr Mathieu : «Les auteurs n’ont pas mentionné que les crises de migraine s'aggravent souvent en persistant au delà de la période de la vie où elles disparaissent habituellement. Ils se bornent à signaler cette persistance anormale sans, du reste, paraitre s'en élonner autrement. »

Dans un second chapitre, nous publierons des observations de migraines tardivement augmentées, les unes empruntées à l'ouvrage de M. Mathieu, d’autres personnelles. Nous terminerons cette exposition par quelques remarques qui nous ont paru intéressantes et que nous n'avons trouvées dans aucune autre observation. |

Dans un dernier chapitre, nous passerons succinctement en revue les principales hypothèses pathogéniques et nous essaierons de montrer comment on pourrait expliquer pathogéniquement l’augment de la migraine à la période de la vie dite âge de retour.

Un essai de traitement et des conclusions termineront ce travail.

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