CHAPITRE II
Dans l’enquête de 1847-48 la grande majorité des Conseils généraux se rallia au projet d’amodiation par allotissement ou mise en ferme que présentait le gouvernement ().
Cette préférence est justifiée : l’amodiation est le moyen le plus naturel de mise en valeur. On peut sans doute améliorer la terre par des aliénations à charge de défrichement; on augmente alors l’aisance publique, mais la commune se prive des bénéfices. Quand elle amodie, elle ne se dessaisit pas de la propriété (qu’il y ait enchères ou allotissement) et elle augmente ses revenus particuliers du prix de
location, si faible qu'il soit.
1o Amodiation proprement dite.
L'amodiation par mise en ferme offre le grand avantage de tirer parti d’un état de fait peu profitable à la commune ; en eflet, les propriétaires de troupeaux — qui ont la
jouissance exclusive du communal — se porteront bien
(1) En 1863-61, tous les Conseils généraux sauf 7 ou 8, demandèrent d’abord l’amodiation, par tous les moyens légaux, et de façon exceptionnelle laliénation (V. Caffin, Des biens communaux, 1868)