‹ De la misère, de ses causes, de ses effets, de ses remèdesChapitre 109 sur 126 · U TRAVAIL EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

U TRAVAIL EN GÉNÉRAL

D, Cependant Touvrier n*a-l-il pas des devoirs à remplir envers ses parens?

Pi, Oui, il leur doit du respect et de la reconnaissance pour les soins qu'ils ont pris de lui dans son enfance.

Z>. Mais s'il les quitte, comment leur témoignera-t-il ce respect et cette reconnaissance?

R. Il reviendra souvent les voir, et s'ils sont pauvres, il les soulagera en leur donnant une part des gains qu'il aura faits.

D. Mais en agissant ainsi, ne se dépouiliera-l-il pas de ses ressources, et ne doit-il pas les conserver pour ses enfans ?

R. Il doit en conserver une part pour ses enfans, et employer l'autre à rendre à ses parens ce qu'il leur a coûté quand il était petit.

D. L'ouvrier qui n'a ni père, ni mère, ni enfant, est donc dispensé de tout autre travail que celui qui est strictement nécessaire à ses besoins journaliers?

R, Non, il doit prévoir la maladie et la vieillesse qui l'em'pécheront de travailler ; il doit se prémunir contre elles en amassant de quoi pouvoir subsister sans travail quand le travail lui sera impossible.

D. L'ouvrier malade ou vieux n'esl-il pas admis aux hôpitaux, ou ne peut-il pas subsister des secours d'autrui ?

R* C'est une condition humiliante que d'implorer le pain de la charité, et tout homme de cœur doit faire les derniers efforts pour ne pas en arriver là.

D, Si l'ouvrier possède assez pour être en tout cas à l'abri de la misère, et s'il n'a pas de parens à secourir, doit-il négliger son travail et jouir sans rien faire de ses biens?

R. Non, il doit continuer à travailler.

/7. Et pourquoi?

R, Dans l'intérêt de son propre bonheur et de sa propre moralité ; l'oisiveté amène avec elle tous les vices ; elle est aussi la mère de l'ennui qui est le pire de tous les maux.

J). Cependant , on voit des hommes qui ne sont heureux que quand ils ne font rien?

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