DE LA CESSATION PU TBAVAIL; DE SES CAUSES
R. Ce sont des hommes mal organisés, qui serjipprocbent un peu des idiols et des estropiés.
/>. Mais les riches ne travaillent pas, et cependant Us ne sont pas idiots; au contraire ils sont bien plus instruits que Touvrier?
M, Les riches ne travaillent pas de leurs mains, mais ils doivent travailler de leur tête ; ceux qui ne le font pas sont un peu atteints dimbécillité.
D. Quels sont donc les cas où Thomme doit s'abstenir du travail ?
/{. Les cas de maladie ou dMmpuissance , les gens iafirmes, les blessés, les vieux, les crétins, doivent seuls s'abstenir du travail, et quiconque s'en abstient sans nécessité, montre qu*il y a dans son corps ou dans son esprit quelque chose de faible et d'inférieur à Thomme laborieux.
Q II. De la cessation du trapail^ de ses causes.
Ç III. De la reprise du trafwilei des mojrens de l'accélérer.
Le sujet de ces deux paragraphes ayant été traité plus haut, il serait impossible de Texposer de nouveau , sans tomber dans des redites. Nous en mentionnerons le titre pour mémoire; il ne s'agit que de mettre ep demandes et en réponses ce qui a été exposé plus haut. En voici le résumé :
Le travail qui a pour objet la créatioQ d'objets de luxe ou de fantaisie doit cesser souvent par la nature et par Tinconsiance des consommateurs; leur caprice l'avait créé, leur caprice le supprime; il n'y a pas lieu de s'en occuper longuement puisque l'ouvrier instruit ne s'y adonnera jamais.
On me dira peut-être qu'il y a certains travaux dé luxe très productifs quoiqu'un peu inégaux, comme ceux des joail-
DE LA REPRISE DU TRAVAIL, DES MOYENS DE L'aCCÉLÉRER. 223
liers, horlogers : ces travaux ne doivent pas être rejetés, ni classés complètement parmi les travaux de luxe ; mais pour deux motifs, ils ne conviennent pas au prolétaire : 1° leur apprentissage est très coûteux, leur demande est trop sujette à manquer; ils conviennent à des ouvriers possédant ijéjà quelque chose, et pouvant dire ; Si le travail va, je m'enrichirai; s'il ne va pas, je serai gêné, ipais je ne mourrai pat» de faim, parce que j'ai derrière moi une petite réserve.
Mais le travail ayant pour objet la création d'objets utjles peut cesser aussi de loin en loin, ou du moins diminuer soit par la guerre, les révolutions et autres évènemens qui ébranlent le crédit, soit par la concurrence d'une production mieux entendue qui accapare les débouchés en livrant à plus bas prix. Si la cessation du travail a pour cause la guerre, il ne dépend pas de l'ouvrier de la terminer; cependant il peut en accélérer indirectement |a conclusion, en aidant son pays de sa personne et en facilitant autant qu'il est en lui les mesures qui peuvent attirer la victoire.
Si la cessation du travail a pour cause quelques trou))les intérieurs, l'ouvrier doit s'efforcer de mettre fin à ces troubles, et se bien pénétrer de cette idée que tout ce qu'il fera pour les augmenter augmentera aussi son malaise.
Enfin, si les débouchés du travail ont été accaparés par la concurrence d'une industrie mieux entendue qui fabrique et livre à plus bas prix, l'ouvrier ne doit pas perdre son temps à déclamer contre la supériorité de ses rivaux; il doit à l'instant même adopter leurs procédés, perfectionner et repredre ainsi vis-à-vis d'eux la position d'égalité qu'il avait perdue.
Ç lY. De la haïsse des salaires. Des coalitions d'oumerSf
D, La baisse des salaires n'est-elle pas produite par la cessation du travail?
R. Pas toujours; elle peut provenir d'une autre cause. D. De laquelle?
R. Si la masse de travail demeure la même et qu'un plus