DU PRODUIT NET
rapporte par cbapeaii^O sons de profit net et si cbaqoe chapeau exige lai jouroée de deux ouvriers , il est évident que chaque journée d^ouvrier rapporte, tous salaires payés, 10 sonsau fabricant de chapellerie : il doit donc désirer employer le plus d'ouvriers possible, puisqu'il tire d'eux un revenu journalier de 10 sous par tête; il a même de l'avantage à les payer un peu plus cher, pour en attirer un plus grand noinbre autour de lui. Par exemple, s'il a douase ouvriers , H gagne. 6 fr. par jour; mais s'il augmente de 5 sons lepritL de leur journée, il débauchera à l'instant les ouvriers des autres chapeliers ; il ne gagnera i^us, il est vrai, que 5 sous sur leur journée; mais aussi, au lieu de douze, lien aura cent, et, an Keu de 61^. par jour, il gagnera 25 ft*. sur son atelier: Ses'concnrrens, pour ne pas perdre le reste de leurs ouvriers , éle^ veront leur prix de 5 sous, et peutrétrede 6 ; dans ce dernier cas, ils lui reprendront non-seulement ceux qu'il leur avait enlevés» mais encore une partie des douze qui composaient son atelier primitif. La concurrence peut ainsi' élever les prix jusqu'au point oti la journée de reuvrii^ cesse d'être pour le maître un bénéfice et devient une charge. Alors la baisse est inévitable, parce que les mattres commençait à agir en sens inverse de ce qui vient d'être dit et que la concurrence la plus active s'établit entr'enx , non pour s'enlever réciproquement leurs ouvriers, mais pour se débarrasser chacun des siens (1).
Il n'existe aucun moyen légal de (èrcer les mattres a donner à leurs ouvriers un salaire suffisant : cette nécessité resuite pour eux du besoin seul qu'ils ont de bras. Le nuutîr mum inventé pendant la révolution était une absurdité ; un fnininmm en serait une tout aussi grande (2). Ainsi c'est
(z) La baisse peut aussi survenir par suite d'uoe augmeutation dans le nombre total des ouvriers , augmentation provoquée par Tappât d*uu salaire élevé; mais ce n*est pas de ceci qu'il s^agit en ce moment.
(a) Le maximum révolutionnaire n^était absurde qu^industriellement {lar-
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uniquement le pi'ofil nei à'uae affaire qui domie aux ouvriers un salaire élevé y par suite de la concun^ence qui s'éiabllt entre les maîtres f ainsi encore, ils ne peuveBtqo'^tre très^mat pay^ s'ils travaiUent pour une entrefme qui soit en perte ; je me trompe : dans ce dernier cas, ils ont encore par de<vers eux une autre' dianœ, edle de n'être pas payés du tout.
Il existe cependant une école d'économistes qui pensent que le produit net ne doit pas être mis en première ligne et que la recherche du produit brut est plus fovorable a» bien-nètre des classes pauvres.
Cette opinion n-a pu prévaloir, bien qu'elle ait été défendue avec tout le talent et toute la persévérance possible par un.des plus savans historiens et« économistes du siècle. Mn de Sismondi a consacré à la défendre de nombreux volumes dont la profondeur et Téruditicm Tauraient fait sftrement triompher, si son triomphe avait été possible': toute son' argumentation parait établie sur ce principe: il serait mieux que le produit net. ne fût systématiquement recherché par personne* Cette thèsepeut être soutenue; mais, en admettant que le produit net soit exclnsivemoit recherché par plusieurs peuples et qu'il n'y ait aucun moyen de leur faire changer' de route, les autres natlonS' peuvent-elles persévérer dans l'ancienne voie,, sans se. faire écraser par les partisans du nouveau, système? Cette> question équivaut à celle-ci: la poudre 2^ canon étant esseatiellemant meurtrière et ne pouvaut guère être considérée que comme un instrument de destruction, ne vaudrait-il pas mieux s'en interdire Fusage et ne combattre qu'avec des arquebuses, des viretons et des arbalètes qui réunissent le double avantage de faire à-la-fois bien moins de mal et bien moins de bruit?
L'industrie est aujourd'hui l'une des armes avec lesquelles
lant; politiquemeiit parlant, c'était une spoliation , mais ce n'était pas une absurdité.
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les peuples combattenl ; on'peul biea dire que le monde B^esi pas une arène et que le devoir des gouvemans n*est pas de préparer an-dedans de leurs fronUères des champs de bataille pour les étrangers ; c'est là le langage des gens pacifiques; mais ce n'est pas celui des conquérans. Lorsqu'une année d'invasion se.précipite sur un pays mal défendu, peu lui importe que les habitans aient ou non consenti à se battre. S'ils ne veulent pas se défendre, elle les asservit ou les extermine. Il en est de même de l'industrie ; les ouvriers les plus habiles enlèvent aux autres leur travail : or le travail, c'est le champ que cultive l'ouvrier ; la conquête est aussi réelle que s'ils ôlaientau propriétaire sa maison, ou au ren* tier ses capitaux et l'ouvrier n'est pas plus mattre que le soldat de refuser la bataille qu'on lui offre ; il y va pour lui de son avoir et de son avenir; c'est en vain qu'il se met à l'abri derrière des lignes de douanes qui sont les fortifications des industries arriérées : on amène contre elles la contrebande et les traités de commerce qui sont les tirailleurs et les batteries de siège à l'usage des industries puissantes. Les assiégés peuvent, au prix d'horribles souffrances, retarder de quelques instans le moment de rentrée ; mais ce n'est qu'une affaire de temps.
Un célèbre écrivain disait en parlant des républiques dltalie : on ne croyait pa* alors qu'un citoyen , un gentilhomme fût oblige' d'égaler en bravoure et en inépris de la mort ces hommes abrutis dont la guerre était la seule passion. Esthétiquement parlant, ce raisonnement était très soutenable ; mais au jour du combat, l'épée en fit justice ; les guerriers abrutis renversèrent ceux qu'ils ne pouvaient réfuter, et la désolation qui s'étendit sur Tltalie dut apprendre à ses habiians qu'on ne discute pas avec le glaive et qu'on n'argumente pas avec la nécessité.
La poursuite du produit brut est un état factice qu'on ne peut maintenir que par des lois rigoureuses et que par défaut de lumière dans la masse d'une nation ; nous le voyons
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en honneur chez les peuples qui n'èsUment pas et, par conséquent, qui ne eomprennent pas rindustrie/Le produit net domine chez ceux qui pi^écèdeni les autres dans la voie du progrès.
Les sectateurs du produit net supplanteront toujours et partout les partisans du produit brut , comme les fusiliers et les artilleifrs balayeront toujours les armées qui combattent avec l'arc ou le javelot ; ainsi la doctrine du produit brut disparaîtra avec ses partisans, comme ont disparu devant le canon les archers, les frondeurs et les hommes d'armes bardés de fer.
C'est à regret que nous abandonnons ce sujet sans avoir reproduit et réfuté une à une tes objections multipliées des partisans du produit brut, il faudrait des volumes : résumons le chapitre m.
L'ouvrier libre ne doit jamais être à la charge de celui qui l'emploie ; autrement l'industrie ne serait qu'une taxe dés pauvres plus ou moins déguisée.
L'ouvrier libre doit payer par son travail au-delà du prix de son salaire ; autrement ce salaire baisserait , puisque les maîtres n'auraient plus d'intérêt à retenir leurs ouvriers.
Ce n'est pas en dévorant les ressources de. la nation que les ouvriers' doivent maintenir leur existence ; c'est en les augmentant, au contraire; toutes les fois qu'un homme meurt sans laiser derrière lui, sous une forme quelconque, un accroissement de la richesse publique, que cet homme soit* prolétaire ou pair (lu royaume, il a dû être nécessairement mal constitué ou mal dirigé.
Le produit net se partage forcément entre les ouvriers et leurs maîtres : les uns et les autres perdent quand il i^'y a pas de produit net.
La doctrine du produit net amène à sa suite celle de la concurrence : or, au milieu d'avantages sans nombre , la concurrence produit des désastres partiels et momentanés. Leur aspect ne doit point eChrayer le véritable philantrope.
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Il siicqae les ckampade bataille sont ordiMircment Jonekëa 4e cadarras et de Maaaëa, nais qoe cen qai aoni noria daoa b Inue oac aiawfë le triomphe de la bonne caaae et sauvé le pays de llnvasioD des étrangers.