‹ De la misère, de ses causes, de ses effets, de ses remèdesChapitre 31 sur 126 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

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Si la liberté d*agir sons sa propre responsabUiié était complètement accordée à tons, si des lois plus ou moins insensées ne gênaient pas, sons mille formes, l'exercice des industries qu'elles prétendent protéger, le produit net seul serait recherché par les hommes intelligens et , bien que les tbéo* riciens pussent eniBore combattre pour leurs doctrines, dans la pratique , il * n'y aurait personne qui ne s'attach&t au profit.

Gomment le doute pourrait* il être permis? Le produit brut, c'est le $iaiu que industriel, c'est la transmission du passé à la génération (tature, sans progrès, sans augmentation, sans croissance. Le produit net, c'est le développement de la richesse et de la puissance ! Qu'on ne me dise pas que le produit brut nourrit et occupe des ouvriers 1 II en est de même du produit net«. Nous n'avons pas à rechercher par PÙL Us se touchent, mais pUitât par oà Us diffèrenL Le pro* duit brut les nourrit dans la misère avec des salaires réduits et dans une dépendance complète i celui qui les emploie sans bénéfice pour lui et dans la seule vue de leur éire utile ne peut manquer d'acquérir sur eux une influence sans bornes et sans contrôle. Il s'ensuit pour l'ouvrier une soumission qui ressemble par plusieurs poinia à de la dégradation. L'Iiomme n'est pas réellement libre vifr-à-vis de celui de qui son existence dépend et qui peut la lui ôter sans rien retrancher à son bien-être et à sa richesse.

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