‹ De la misère, de ses causes, de ses effets, de ses remèdesChapitre 32 sur 126 · DANS LEURS RAPPORT^ AVEC LA LÉGISLATION. H · texte numérisé non relu

DANS LEURS RAPPORT^ AVEC LA LÉGISLATION. H

U n'en esi pas ainsi de ToiiYrier enpioyé dans'uoe y^ de produit Dec : il sait que le traYail lui est oécessaire pour subsister 9 mais il sait s^ussi qoe celai qui remploie tire parti de son travail. Son mattre ne peut le congédier sans se nnire à lui-même et sans renoncer aux profits que lui rendaient les journées de son ouvrier. Dès-4ors il le considàre comme un homme ; il le traite avec (pielques égards ei , s'il est loin de notre pensée de vouloir détruire tout respect et toute subordination des ouvriers vis*à-vis de leurs maîtres , il en est également loin de vouloir qu'ils leur offrent une obéissance aveugle. Il y a pour les basses classes 1 comme pour les hautes , une certaine dignité d'homme à laquelle on ne re^ nonce jamais impunément et sans perdre quelque vertu et quelques sentimens qu'il serait mieux de conserver : ce n'est plus un citoyen que celui qui s'est livré corps et tee à un autre; c'est un séide, un leude ou un paurasitOt classes qu'il est essentiel de ne pas multiplier.

Le produit net étant , sous tous les rapports et pour tous, incomparablement préférable au produit brut , comment se fait-il qu'il ne soit pas constamment poursuivi à l'exclusion de son rival et comment se trouve-t-il des hommes assez aveugles pour s'attacher au produit brut qui peut les faire vivre, mais jamais les enrichir?

C'est que des lois mal conçues ferment souvent les avenues du produit net à ceux qui voudraient y arriver ; c'est qu'il y a quelques intelligences rebelles qui ne calculent pas et qui se contentent d'agir. C'est que des réglemens institués en vue d*une autre société depuis long-temps détruite n'en ont pas moins conservé leur vlgoear, salutaire autrefois, aujourd'hui destructive ; enfin c'est que les uns ne pensent pas à comparer les deux systèmes et que les autres qui en sentent la différence , sont lancés forcément et sciemment dans la mauvaise voie.

On me dira peut-être qu'aucune loi précise n'interdit le bénéfice net? Cela est vrai ; mais tantôt des droits écrasans

5) DU PATRIHOINE

éqvivaleBt à une défense positive ; lantAl des formaliiës inutiles arrèient à chaque pas une alhire et l'aDéantisseot en deuil ; tantôt enfin on la soumet au jugement de quelque employé de radministration t or, s*il en est dont les lumières et l'activité rendent Tintervention précieuse, on en trouve d'antres qui paraissent être une incarnation de l'entrave, une personnlAcation de l'obstacle , une prohibition animée et même un peu intelligente.

La surveillance des lois on des employés de l'administration est louable, tant qu'elle a pour but de protéger les intérêts des tiers{ mais dans tout pays libre elle devient oppressive dès qu'elle prétend exercer un cuntrêle sur les actions des hommes relativement à eux-mêmes et pour leur propre bien. Ce système qu'on veut bien appeler paternel et qui n'est que despotique suppose aux employés une supériorité morale Immense sur la totalité des industriels ; cette supposition est regardée par tous comme blessante , et aux yeux de ceux qui ne la croient pas fondée, elle doit paraître profondément absurde.

Nous ne creuserons pas davantage unsqjet qui touche d'un côté à l'industrie et de l'antre à la politique. Nous nous efforcerons, dans les chapitres suivans, de compléter ce qui vient d'être dit sur le bénéfice net, autant du moins qu'il nous est donné de compléter quelque chose dans un ouvrage qui ne peut être qu'un abrégé et avec un siget qui s'étend en tous sens aussitôt qu'on y met la main.

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