CHAPITRE XIII
w Résumé et coDcIiuion du titre II.
La loi du travail a été imposée comme un devoir à ThamaDité tout entière. C'est par lui que les classes riches mainiiennent leur opulence^ et nous venons de voir que les classes pauvres, c'est-à-dire la grande masse de l'humanité, ne peuvent être à l'abri de la misère que quand elles se suffi* sent à elles-mêmes. Leurs produits doivent être assez considérables pour subvenir à tous leurs besoins.
Lorsque nous disons que le travail est la source de toutes les richesses, il est bien entendu que nous entendons parler d'un travail productif. Les plus rudes efforts ne nourriraient pas l'ouvrier, s'il était employé à quelque entreprise tout-à« fait inutile, comme, par exemple, à battre l'eau, ou à laver la tête d'un nègre; ils ne le nourriraient pas encore, s'ils étaient appliqués à quelque entreprise peu utile , comme, par exemple, à faire tourner des moulins à bras, tandis que les moulins à eau existent. La richesse que crée le travail de l'ouvrier se compose de son produit, moins le temps et la peine qu'il a coûtés.
Ainsi, à produit égal, plus une opération exige de temps et d'efforts , plus elle est défectueuse et la préférence doit tou* jours être accordée à celles qui donnent les plus grands résultats avec le plus d'économie.
On doit classer parmi les entreprises relativement impro- .
fourcesde richesses tarissent et le commerce même cesse d*étre productif à cause de U trop grande masse de gens qui s'y sont jetés et qui diminuent tous les bénéfices par reffet de la concurrence. Si toute une génération au contraire se porte vers les emplois publics, il ne reste plus d'hommes capables pour les autres carrières. L'administration contribue puissamment à la prospérité générale , mab elle se compose d'une partie active et d'nne partie passive ; c'est-à-dire que» s'il faut des administrateurs, il faut aussi des ad* ministres.
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ductives , non-seulemeni celles qui ne couvrent pas leurs frais j mais encore celles qui ne donnent pas tout le profit que Tétat des connaissances humaines rend possible d'obtenir. Ainsi, créer une valeur d^un franc avec la même masse de travail qui, bien dirigée, aurait pu créer le double^ c*est non-seulement faire preuve d'inintelligence, mais encore frustrer les classes pauvres du franc supplémentaire que leur travail devait leur procurer.
Les amis des ouvriers doivent donc s'efforcer de diriger leurs efforts vers les travaux les plus productifs. Les méthodes arriérées et qui mettent ceux qui les suivent dans une position désavantageuse vis-à-vis de leurs concurrens doivent être abandonnées , sous peine de plonger une masse d'ouvriers dans la misère. C'est vers le délaissement de ces méthodes vicieuses et vers l'adoption de combinaisons meilleures que les philantropes éclairés pousseront les classes ouvrières.
Ceux qui s'obstinent à écarter tout progrès , sous prétexte de conserver du travail aux sectateurs des anciens usages, causent en réalité les maux qu'ils prétendent guérir ; ils croient conserver aux prolétaires leur travail et ils ne leur conservent que leur misère.
Le produit net seul doit être recherché en matière d'industrie ; cependant, une foule de lois, de réglemens et d'ordonnances' s'opposent à son obtention. Quelques-uns en ont conclu que la recherche du produit net était contraire au bien public, puisqu'elle avait contre elle les lois, les ordonnances et les réglemens ; ils auraient dû plutôt penser que ces institutions humaines doivent être changées, puisqu'elles se trouvaient en opposition avec la doctrine du produit net.
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES. llf
TITRE m.
LES PRODUITS DU TRAVAIL DE l'oUVRIER SONT SOUVENT