BB L*ÉOALITÉ; DES SUBSTITUTIONS
a assuré par contrat de mariage et la loi ne leur fournit aucun moyen de conservation. Elle prononce Tinterdiction pour cause d*incapacité; mais, par une anomalie bizarre, le gaspillage n'est pas une incapacité : le père peut conserver Tadministraiion, lorsqu'il n*est que dissipateur, c'est-à-dire, lorsqu'il se borne à tout anéantir (1).
Le principe des majorais devait être détruit, en ce qui concerne les avantages qu'il accordait à l'atné sur ses frères et sœurs; mais on aurait dii le conserver en ce qui concerne les avantages d'enfans à père. En bonne justice, le chef de la famille doit compte à ses descendans de tout ce qu'il a reçu de ses ascendans ; il devrait disposer librement de la fortune qu'il a pu acquérir par lui-même; mais, pour tout père de famille, l'interdiction devrait suivre la destruction d'une portion déterminée de la fortune patrimoniale. On préviendrait ainsi l'anéantissement d'une fouie d'existences et le malheur trop fréquent de fils de famille qui, après avoir été élevés dans l'opulence, finissent, par la faute de leurs auteurs, dans la détresse et dans l'abaissement. On empêcherait aussi la destruction d'une partie de la fortune des pauvres, puisque, comme nous l'avons dit, ils tirent leurs principales ressources de l'emploi des richesses qui les environnent, de telle sorte qu'on ne peut augiuenter ou diminuer ces richesses, sans qu'ils profitent ou sans qu'ils pâtissent.
(i) Il y aurait trop à dire sur la triste condition que les lois françaises ont faites Q la jeunesse; il y aurait utilité sans doute à exposer dans toute leur étendue les maux iuiiois qu'elle souffre par suite d'une législation mal entendue; mais ce serait une excursion iulempestive dans le domaine du droit.
DES LOtS SUR LES CÉRÉALES. 193