‹ De la misère, de ses causes, de ses effets, de ses remèdes par d'EsternoChapitre 102 sur 117 · DU TRAVAIL EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

DU TRAVAIL EN GÉNÉRAL

devant la nécessité que de se laisser mourir de faim avec sa famille.

D. Que doit-on penser de l’homme valide qui mendie lorsqu’il pourrait travailler.

Â. Ou doit penser que c’est un homme sans cœur que l’on devrait enfermer dans une maison de correction comme cela se fait dans quelques pays.

D. N’y a-t-il pas d’autres mendians que ceux qui tendent la main dans les rues ?

B. On voit une foule d’hommes qui demandent des secours, des places et de l’argent, sans rendre aucun service en échange de ce qu’ils reçoivent. Ces hommes doivent être tous classés parmi les mendiaus, quelque soit d’ailleurs l’état qu’ils occupent dans le monde.

DEUXièttE SECTION. — DU TRAVAIL.

^ L Du traçail ai général.

■ D. Suffit-il de travailler pour s’enrichir?

H. Non, il faut encore que le travail soit dirigé avec intelligence ; l’ouvrier doit s’abstenir des travaux qui ne sont pas productifs etchoisir avec soin celui qu’il doit réellement préférer. D. Quel est le travail que doit préférer l’ouvrier?

R. Le plus durable et le mieux payé.

D. N’arrive-t-il pas quelquefois que le travail manque?

R. Il est rare que le travail manque partout à-la-fois ; mais il arrive souvent qu’il manque momentanément sur un ou plusieurs points.

D. Que doit faire l’ouvrier quand le travail manque momentanément au lieu de son domicile?

R. L’aller chercher là où il est demandé.

D. Que doit faire l’ouvrier quand le travail manque à-lafois sur tous les points?

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