CHAPITRE PREMIER
Causes accidentelles de la misère ; incendies, famine, etc.
La misère a quelquefois des causes accidenielles , telles que lu guerre , la non-réussite des récoltes ou quelques fléaux partiels d’inondations, incendies, etc., etc.
La plupart de ces accidens peuvent être atténués; la guerre n’est plus , comme élle était autrefois , l’occupation habituelle des grands; il y aura toujours des guerres, mais elles deviendront moins fréquentes , parce qu’elles devront avoir une cause et qu’on ne se battra plus pour le plaisir de se battre. • •
Lorsque les récoltes manquent sur toute la’^surface d.’un royaume , il n’est pas facile d’etnpêcher la hausse des prix des grains; cependant on peut jusqu’à un certain point la limiter ou en diminuer les dommages.
La création de greniers de réserve paraît un moyen 'illusoire, puisque leur effet est minime et leur dépense énorme.
Les vastes bâtimens que Napoléon Gt bâtir à grands frais pour y placer les apprbvisionnemens de la capitale ne peuvent contenir que les farines nécessaires à la consommation d’un petit nombre de jours : du reste, la vue de ces construclions rassura pleinement contre la crainte d’une famine les personnes qui n’étaient pas douées de la faculté de réfléchir, et il est probable que l’empereur ne s’était pas proposé V d’autre but que celui qu’il a atteint.
La distribution de secours en argent , au moment de la disette, déplace le mal et lui fait éprouver un soulagement