DES HAUTS ET BAS SALAIRES
lui un résultat de son passage, c’est-à-dire, une augmentation de la richesse publique ; la preuve, c’est que, dans les pays à esclaves, l’homme adulte a une valeur vénale, ce qui montre qu’indépendamment de ses frais d’entretien , il . peut donner un excédant, comme le cheval, le bœuf ou tout autre instrument de richesse; dans les pays libres, l’indépendance de l’homme est inaliénable, mais sa faculté de produire n’est pas diminuée , pour n’étre pas tombée en la propriété d’autrui; on pense même généralement qu’elle en est considérablement augmentée : ainsi, tontes les fois qu’un grand nombre d’ouvriers, loin d’être au-dessus de leurs affaires, demeurent en perte et s’appauvrissent, il y a nécessairement quelque vice de législation ou quelque faute faite par eux ou par d’autres : ce cas est le même que celui où des terres, loin de produire par la culture , ne suffisent pas à leurs frais de labour. Ceci sera traité au chap. vu (de la petite culture).
Nous ne tarderons pas à indiquer la cause qui rend souvent improductifs les efforts consciencieux et soutenus des ouvriers ; mais auparavant nous présenterons encore quelques considérations sur les salaires qui nous paraissent de nature à dissiper l’obscurité du sujet et à le présenter plus clairement à l’esprit do lecteur.