‹ De la misère, de ses causes, de ses effets, de ses remèdes par d'EsternoChapitre 34 sur 117 · DU PATRIMOINE · texte numérisé non relu

DU PATRIMOINE

équivalent à une défense positive ; tantôt des formalités inutiles arrêtent à chaque pas une affaire et i’anéantissént en détail; tantôt cn6n on la soumet au jugement de quelque employé de l’administration : or, s’il en est dont les lumières et l’activité rendent l’intervention précieuse, on en trouve d’autres qui paraissent être une incarnation de l’entrave, une personnification de l’obstacle , une prohibition animée et même un peu intelligente.

La surveillance des lois ou des employés de l’administration est louable, tant qu’elle a pour but de protéger les intérêts des tiers; mais dans tout pays libre elle devient oppressive dès qu’elle prétend exercer un contrôle sur les actions des hommes relativement à eux-mêmes et pour leur propre bien. Ce système qu’on veut bien appeler paternel et qui n’est que despotique suppose aux employés une supériorité morale immense sur la totalité des industriels ; cette supposition est regardée par tous comme blessante , et aux yeux de ceux qui ne la croient pas fondée, elle doit paraître profondément absurde.

Nous ne creuserons pas davantage un sujet qui touche d’un côté à l’industrie et de l’autre à la politique. Nous nous efforcerons, dans les chapitres suivans, de compléter ce qui vient d’être dit sur le bénéfice net, autant du moins qu’il nous est donné de compléter quelque chose dans un ouvrage qui ne peut être qu’un abrégé et avec un sujet qui s’étend en tous sens aussitôt qu’on y met la main.

Page 1