‹ De la misère, de ses causes, de ses effets, de ses remèdes par d'EsternoChapitre 7 sur 117 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

De la misère publique et de la misère privée, — De la eonla^ion de la misère. — De» effets de la misère,

La misère privée ne peut pas toujours être prévenue, parce qu’ellé est quelquefois le résultat de quelque accident imprévu. Qu’un couvreur tombe du haut d’un toit et s’estropie dans sa chute, sa famille se trouve aussitôt dans le besoin. Il en est de même des cas de grêle : le laboureur, riche le soir, se trouve ruiné le lendemain ; la bienfaisance la plus vigilante ne peut rien pour détourner de pareils malheurs ; son rôle se borne à les réparer.

La misère privée n’est qu’un malheur du second ordre, si on la compare à la misère publique ; non-seulement elle se borne à quelques individus, au lieu d’englober des populations tout entières , mais, pour ces individus même, elle est moins désespérée, puisque chacun peut concourir à la soulager; dans le cas de misère publique, au contraire, chacun deftiande au lieu d’offrir.

C’est donc la misère publique qu’il est nécessaire et possible de détourner par des moyens préventifs.

Bien que la misère privée ne puisse être comparée à l’autre, ni pour la multiplicité, ni pour la gravité des maux, elle réclame impérieusement de prompts secours , et rien ne serait plus funeste que de l’abandonner à son proprè son : l'inhumanité de ce dernier parti n’esi pas la seule raison

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