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a répondu si faiblement , et malgré cela avec autant d'assurance, aux objections du spirituel Lemontey.
Ainsi, il est donc démontré qu'un véritable progrès économique , l'extrême division du travail , devient une cause de maux pour îa population ouvrière. Partout où ce principe est appliqué , il produit infailliblement les effets que nous signalons : concurrence plus grande pour un travail plus facile, et par conséquent , réduction des salaires. Mais ce n'est pas là peut-être le moindre de ses maux. Il supprime tout exercice de l'intelligence , et convertit le travail en une opération purement mécanique, fastidieuse et abrutissante , parce qu'elle est irop prolongée. Triste et désolanie compensation des avantages qu'il produit !
La perfection et l'économie du travail n'est qu'une condition fin son extrême division ; et à mesure que cette division s'opérera , nous pensons que la condition des classes industrielles deviendra plus pénible. Il y a là enlre les progrès économiques et le progrès social, tel que nous l'entendons, c'est-a-dire, l'amélioration du sort du plus grand nombre, une contradiction qui semble inconciliable. C'est pour cela que Charles Fourier, dans sa fameuse théorie, place à côté de l'extrême division du travail , dont il reconnaît et veut conserver les avantages, l'alternance des travaux, et surtout la combinaison des fonctions agricoles avec celles de l'industrie. Malheureusement, ce remède aux inconvénients de la trop grande division du travail n'est pas généralement applicable dans le milieu social où nous vivons. Le sera-t-il un jour ? c'est le secret de l'avenir ! Ce qui nous fait espérer qu'il en peut être ainsi , c'est que , en continuant notre examen , nous allons plus d'une fois rencontrer le même désaccord entre les différents éléments du progrès. Ce fait accuse dans les relations industrielles un trouble profond et comme une subversion totale. Il est aussi contraire à la raison qu'à la justice d'acheter l'abondance et l'économie de la production aux dépens du producteur !
Il en est de même encore de l'invention et de l'application des machines, du travail accompli en grand par de vastes capitaux, dans de vastes ateliers qui engloutissent chacun des milliers de travailleurs. En elles-mêmes ces choses sont bonne:- , nécessaires, et l'intelligence qui les a créées a droit de