LIVRE III
aussi qu'elle n'existe plus aujourd'hui. On en trouverait en ce moment en Angleterre une foule d'autres moins intelligentes, mais qui vaudraient la peine d'être étudiées. C'est un fait d'observation générale que ces nombreux essais, qui se rencontrent aussi chez nous , sous une forme moins avancée, ne durent jamais assez pour constituer une véritable expérience. A la moindre difficulté , les ouvriers associés abandonnés à euxmêmes dans une entreprise qui demanderait la persévérance que peut seule donner la confiance que l'on a en soi, se rebutent bien vite et retournent à l'isolement économique d'où ils avaient voulu sortir. Nous verrons d'ailleurs plus loin que la cause de la ruine de toutes les sociétés mutuelles d'ouvriers tient à l'inexpérience des associés , qui n'ont pas les moyens de calculer les conditions de durée d'une association d'intérêts.
Nous reviendrons bientôt sur l'indication des réformes à opérer dans le régime commercial.