RÉFLEXIONS GÉNÉRALES. — DE LA POPULATION
Au premier aperçu il semblerait désespérant d'attribuer l'existence de la misère à des causes générales, qui font pour ainsi dire partie de l'organisation de nos sociétés ; et cependant nous aimons mieux devoir le phénomène de la misère à des causes générales qu'à des causes particulières entièrement dépendantes delà conduite de l'individu ou d'accidents fortuits, si toutefois ces causes générales ne sont pas de l'ordre fatal, si l'intelligence et la volonté de l'homme peuvent avoir prise sur elles pour les attaquer et les réduire. Il en est , il est vrai , qui tiennent ù noire nature même, que tous les efforts ne pourront entamer jamais , et dont il n'est pas même permis d'espérer l'entière suppression, puisqu'elles sont nécessaires au jeu du