CHAPITRE IX
du principe d'association à l'approvisionnement des familles ; que l'industrie soit seulement représentée , organisée, et nous avons la conviction qu'il ne se passera pas une année avant que chaque conseil de famille industrielle n'ait sa boutique d'approvisionnement commune.
Le complément nécessaire d'un système de crédit national serait l'établissement d'un système de garanties ou d'assurances, qui profiterait à la société et rendrait la nation entière solidaire de chacun. Pour être efficace, la garantie des assurances soit contre les fléaux, soit contre les chances de la vie, doit être générale; plus on la fractionne, plus on la diminue, et plus on augmente la prime de garantie. La société s'est laissé dépouiller de cette prérogative, comme d'une foule d'autres , par une multitude de compagnies qui exploitent industriellement les assurances et détournent, au profit de quelques-uns, des avantages qui appartiennent à la société tout entière. Un bon système d'assurances ferait baisser sensiblement la prime de garantie , donnerait au gouvernement un légitime revenu qui ne lui coûterait pas un denier de perception, et permettrait de diminuer d'autant la somme des charges publiques.
Ce chapitre, déjà trop long, aurait besoin d'être développé dans un travail spécial qui descendrait dans tous les détails de l'application. Peut-être l'enlreprendrons-nous un jour. En attendant, nous livrons ces quelques idées à la méditation des hommes que préoccupent le mal présent et le bien de l'avenir. Si nos projets de réformes passent pour des rêves, on nous arcordera peut-être que ce sont des rêves honnêtes, et qu'il y a plaisir et peut-être avantage à rêver ainsi!