BAVIÈRE
Nous n'avons guère d'autres renseignements sur la Bavière que le texte même de la loi des pauvres.
Chaque localité doit avoir une institution de secours pour les pauvres; mais plusieurs villages sont libres de se réunir, s'ils le veulent, en une seule administration de secours. Les habitants nomment eux-mêmes les membres du conseil de charité.
Le système ressemble, du moins en principe, à celui du Wurtemberg; la loi se propose pour but de procurer du travail , de soulager les indigents infirmes, et de distribuer des aumônes.
Mais cette charité, si douce en apparence, contient une restriction sévère qui la rend plus oppressive peut-être que la nouvelle loi anglaise. Les gens qui ne possèdent pas de capital ne peuvent pas se marier sans la permission de V administration des pauvres. Les directeurs d'institutions de pauvres qui ne suivent pas les règles prescrites relativement au mariage des indigents sont condamnés à les avoir à leurcharge, si les nouveaux ménages réclament jamais l'assistance publique (2).
II n'est pas besoin de dire que h commission anglaise approuve hautement la loi bavaroise sur le mariage des pauvres : elle la regarde comme une application aussi sage que courageuse des véritables principes de charité , et elle en vante les bons effets qui sont : une population stationnaire , même dé-
(1) Voyez Préface to foreign communications. — Appendice lo Report from commis sïonners on the poor law , p. 28.
(2) Loi du 12 juillet 1808.