CHAPITRE IL
SUITE DE L'ÉTAT PHYSIQUE DES CLASSES PAUVRES. — EFFETS PHY- SIQUES DE LA MISÈRE. — CONDITION SANITAIRE ET MORTALITÉ.
Nous sommes familiarisés avec les lieux où se réfugie la partie misérable de la population des grandes villes , et nous avons peine à croire que des êtres humains puissent exister dans un milieu si repoussant, qui semble impropre à la vie. ïl semble que dans des habitations comme celles que nous avons décrites, on ne doive naître que pour souffrir, et puis mourir. Un fait d'une évidence terrible démontre que si l'homme possède assez de force physique, assez de patience pour vivre dans de pareilles horreurs, il ne vit pas longtemps!
La moyenne de la longévité humaine, en Angleterre et dans le pays de Galles, donne 145 individus sur 1,000 atteignant l'âge de 70 ans. Mais cette moyenne éprouve de bien étranges variations dans les différentes localités , et ces variations correspondent parfaitement à la condition des populations qui les subissent. Dans le nord et le nord-ouest du Yorkshire, dans le