CHAPITRE V
misère en famille. Nous verrous que l'humanité el la violence de la misère sont plus fortes que la loi , plus fortes que la résolution bien arrêtée de la commission des pauvres, qui voudrait, dans des intentions à la pureté desquelles nous rendons hommage, forcer les pauvres à vivre par le travail, et les entrepreneurs de travail à leur en assurer. Mais hélas ! la fermeté la mieux résolue cédera, et elle Ta déjà fait, comme nous Talions voir, à la force toujours croissante de la misère; et les distributions de secours aux familles indigentes qu'il sera impossible de renfermer dans le work-house, reporteront bientôt la taxe du paupérisme au chiffre où les abus de l'ancienne loi l'avaient élevée ! Nous avions à peine écrit ces lignes que les faits ont justifié nos prévisions. Le cinquième rapport annuel nous apprend que la dépense pour le soulagement des pauvres s'est déjà arcrue de cinq pour cent dans un seul trimestre de l'année 1858 (1). Les districts manufacturiers, dont on vantait l'état florissant à l'époque de la mise en exécution de la nouvelle loi, étaient plongés dans la plus affreuse détresse. Nous verrons bientôt quels efforts de courage el d'intelligence il a fallu pour empêcher la taxe des pauvres de remonter au niveau menaçant oh elle était en 1835.