‹ De la morale de PlutarqueChapitre 21 sur 91 · Ibid., 13, 15. — 5. Ibid., 14. — G. Ibid · texte numérisé non relu

Ibid., 13, 15. — 5. Ibid., 14. — G. Ibid

LA VIE DOMESTIQUE

de mérite à demander qu’à accorder le pardon 1 . Lorsque le dissentiment se prolonge, allez trouver la femme de voire frère : elle saura bien aviser aux moyens de remettre la paix 2 .

Plutarque, avec une grande finesse de sens pratique, se défie de l’ingérence de la femme dans les questions d’ambition ou d’intérêt 3 ; il a confiance, quant à tout le reste, dans son intervention aimable 4 , pour tenir le frère rapproché du frère; par elle, il voudrait les introduire dans l’intimité domestique l’un de 1 autre, les intéresser réciproquement à la direction de leurs affaires, de leurs serviteurs, de leurs enfants 5 .

De cette étroite union dépendent, à ses yeux, la force et l’union des familles, et il y attache par surcroît les joies plus pures. Il oppose les maisons où les frères, assis à la même table, jouissent des mêmes amis, des mêmes biens, des memes esclaves, des mêmes autels, à celles où ils ne peuvent se rencontrer ni s’entendre, sans rougir de honte ou pâlir de colère 6 ; il se plaît à dépeindre le bonheur de cette concorde ; il lui donne pour fondement la piété filiale. « Que des enfants maltraitent un esclave estimé de leur père ou de leur mère, dit-il avec une bonhomie touchante, qu’ils négligent des plantes qui étaient l’objet ae leurs soins, qu’ils biutalisent un cheval qu’ils aimaient, ces bons vieillards en sont affligés; il leur est môme pénible de les entendre, tourner en ridicule les chants et les jeux qu’ils ont

1. De l'Air our fraternel, 18. — 2. Ibid., 19. — 3. Ibid., 16. —

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