‹ De la morale de PlutarqueChapitre 58 sur 91 · Tcmplorum omnium conditor ac restitutor (Tito Live, IV · texte numérisé non relu

Tcmplorum omnium conditor ac restitutor (Tito Live, IV

20). — 2. Pline, ffist. not ., II, 7. Cf. Pétrone, Satyricon , 17;

Æl. Spartianus, Vie d'Adrien, 22. — 3. Tacite, Annales, XV,

LE TEMPLE

de la magie 1 . Pline le jeune racontait sérieusement des histoires de revenants 2 . C'est un songe qui avait déterminé Pline l’Ancien à écrire son livre, aujourd’hui perdu, de la Germanie 3 * . Tacite accumulait dans ses récits les énumérations de prodiges \ Les lumières de la philosophie ellemême semblaient obscurcies. Les plus fermes, les plus brillants génies essayaient tour à tour toutes les doctrines, sans arriver à se fixer. Chez Sénèque, les. observations de morale pratique mises à part, (|ue d’incertitudes et d’inconséquences! Il confond Dieu avec le monde, la providence avec le destin ; il admet et n’admet pas l’immortalité de Pâme ; il proclame la liberté humaine et il la nie 5 . Pline l’ancien accuse franchement ses idées matérialistes. Le grave auteur des Histoires et des Annales ne peut envisager, sans être ému au plus profond de son âme, le spectacle des vicissitudes humaines, élevant Claude à l’empire comme par dérision 6 , ou ramenant, sous Vespasien 7 , les réformes auxquelles avaient assisté les contemporains d’Auguste. La vue du mal étouffant le bien, du vice opprimant la vertu, le déconcerte. L’amère expression d’un doute douloureux lui échappe ; et telles sont ces angoisses . de scepticisme attristé que les plus fervents admirateurs

1. Pharsale, VI, VII. — 2. Épitres, VII, 27. — 3. Ibid., III, 5. —

4. Annales, I, 4; II, 71; IV, 39; XII, 57, 64; XIII, 57; XIV, 12, 32;

XV, 7; Histoires, II, 50, 78; IV, 26; V, 13; XII, 43, etc. —

5. V. Crouslé, de Senecœ naturalibus quœstionibus, appendix, § 2.

Cf. Dict. des sciences philosophiques, art. Sénèque, par M. \Yad-

dington-Kastus. — 6. Annales, III, 18. — 7. Ibid., III, 55. Cf. VI,

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