‹ De la morale de PlutarqueChapitre 71 sur 91 · S. de Socy. — 2. Virgile, Enéide · texte numérisé non relu

S. de Socy. — 2. Virgile, Enéide

Mais, quand, pour se soutenir, une religion en est réduile à faire appel au patriotisme de l’homme, quand elle n’a plus à lui montrer dans l’observation des usages du culte qu’un aimable moyen de tranquillité, tout effort pour l’étayer est impuissant. “Sa base est ruineuse. L’exaltation du patriotisme le plus généreux, les pompes du cérémonial le plus attrayant, les arguments du sens pratique le plus ingénieux ne sauraient raffermir dans les âmes les antiques croyances. C’est en vain que Plutarque, se drapant dans son costume de grand prêtre et ceignant de fleurs ses cheveux blancs, entonnait dans le temple du dieu de Delphes, en présence du peuple assemblé, un hymne de reconnaissance et de foi. Tout autour de lui, les échos répétaient, comme jadis les rivages de Paiodès : « le grand Pan est mort. » Et la lumière nouvelle s’était levée de l’Orient.

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