‹ De La Mort Subite Dans Le Cœur GrasChapitre 17 sur 30 · SUR · texte numérisé non relu

SUR

trouvé la rupture dans les cas de surcharge graisseuse du cœur, on ne l’a pas observée plus souvent que dans les cœurs dilatés, par exemple. »

Quain, dans son article très documenté sur la dégénérescence graisseuse du cœur, a réuni 50° cas de surcharge graisseuse du cœur. Sur ces 50 cas, la mort a eu lieu subitement 40 fois.

Enfin tous les auteurs plus récents,qui se sont occupés de ce sujet, aussi bien en France qu'à l'étranger, et tous les classiques, signalent la mort subite comme une terminaison possible de l’adipose cardiaque.

Cette lésion serait même une de celles qui occasionnent le plus souvent cet accident ; puisque sur 210 cas de syncope mortelle relevés par Westcott (1) à Londres, il a trouvé 77 fois, comme

cause de la mort, de la dégénérescence graisseuse du cœur.

Nous avons déjà montré, dans le chapitre de l'anatomie pathologique, que la surcharge graisseuse du cœur pouvait se rencontrer seule ou associée aux autres lésions chroniques du cœur, et principalement à l’athérome des coronaires. Cette distinction est aussi très importante à faire au point de vue de la mort subite; carelle ne se produit pas suivant le même procédé dans les deux cas. Aussi nous faut-il étudier séparément la mort subite :

a) dans l’adipose cardiaque associée à la coronarite ;

b) dans l’adipose cardiaque simple.

(4) Wesrcorr, 4ss. med. Brit. 28 au 31 juillet 1891 rapporté in Sem.méd.,

A) Mort subite dans l’adipose cardiaque associée à la coronarite. — L'adipose du cœur associée à l'artério-sclérose est de beaucoup la variété qui existe le plus fréquemment. Nous avons déjà vu que pour beaucoup d'auteurs, la stéatose interstilielle du cœur ne serait qu'une conséquence de l’artérite chronique, de l’alhérome des coronaires; c’est dire combien l’on trouve souvent ces deux lésions associées.

Nous ne voulons pas rapporter ici les nombreuses observations de mort subite, dans lesquelles on a trouvé de la surcharge graisseuse du cœur avec athérome ou oblitération des coronaires ; nous rappellerons seulement que sur les 40 cas, rassemblés par Quain, de mort subite dans cette affection, on trouve noté 12 fois que les coronaires étaient ossifiés ou oblitérés. Dans les autres cas, s’il n’est pas parlé de l’état des vaisseaux cardiaques, on relève dans l’histoire clinique de la plupart des malades, des symptômes (angine de poitrine, attaques pseudo-apoplectiques) qui ne laissent guère de doute sur les altéralions vasculaires. Du reste, il faut bien dire que toutes les observations anciennes ne peuvent guère êlre utilisées ; alors même que les vaisseaux coronaires sont indiqués comme normaux, il se pourrait en effet que les altérations vasculaires aient passé inapercues ; car on sait aujourd’hui, qu’il est impossible, sans avoir pratiqué avec grand soin l’examen méthodique des coronaires, à l’aide de coupes sériées et très rapprochées,suivant la méthode indiquée par MM. Lelulle et Marie (1), d'affirmer leur intégrité.

Cette première variété de cœur gras se révèle, en général, par une Symplomatologie assez riche, mais qui dépend bien plus

(1) Mare, L’infarctus du myocarde, Th. Paris, 1897.

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