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un bourrelet circulaire le soir au-dessus des boltines, mais qui
disparaît la nuit par le-repos au lit; assez fréquemment aussi, ils se plaignent d’une sensalion permanente de froid. Du côté du cœur, on constate une légère augmentation de la matité transversale avec affaiblissement du premier bruit; le pouls est souvent faible, généralement lent avec anacrotisme, quelquefois subdicrote ou dicrote (Kisch).Néanmoins,ces différents symptô-
mes incommodent peu ces individus, qui n’en continuent pas moins à mener leur vie habituelle, sans se douter qu’ils puissent
être sous l’imminence d’ une mort subite.
‘ Cet accident peut survenir chez les enfants obèses,alteints de’ cette variété d’adipose cardiaque. Nous avons déjà rapporté précédemment l'opinion de Kerkring et celle d’Ettmuller sur la fréquence de la mort subite chez les enfants polysarciques. Voici deux exemples rapportés par M. le professeur Brouardel, de mort subite chez des enfants à l’occasion d’un bäin froid.
Osservarions Î et II. — Mort subite survenue chez deux enfants à
l'occasion d’un bain froid (Brouaxoez, La mort et la mort subite, 1895 ;
Il s’agit de deux enfants de l’institution de Sainte-Barbe, qui moururent subitement au bain froid. Dans un cas la famille demanda l’au-
topsie, dans l’autre l’'embaumement. Chez ces deux enfants, le cœur était tellement chargé de graisse,qu'il était impossible de voir la fibre musculaire.
L'obsérvation suivante est un exemple de mort subite surve-
nue par obésité excessive. Bien qu’on ne puisse dire que cetté
femme était en état de santé régulière, puisque la polysarcie: était telle qu’elle l’obligeait à l’immobilité complète, nous avons:
cru bon cependant de rapporter ici cette observation
De va
OBSERVATION IT (ARAN, Union médicale, 1851, p. 229).
Le {°° avril est entrée à la salle Saint-Antoine, une jeune femme de taille moyenne, âgée de 25 ans, affectée de polysarcie avec quelques signes de bronchite et une gêne de la respiration voisine de l’asphyxie.
Des renseignements communiqués par cette femme il résultait, que bien portante et bien conformée jusqu’à l’âge de 21 ans, elle avait à cette époque et à la suite de sa seconde couche commencé à prendre de l’embonpoint,.
D'abord elle ne s’en était pas inquiétée, mais cet embonpoint avait fait continuellement des progrès, et en 4 ans, elle était parvenue aux proportions monstrueuses où nous la voyons en ce moment.
Depuis quelques mois, elle avait été prise de gêne de la respiration, par suite de laquelle et aussi du volume énorme de son corps, elle était condamnée à un repos absolu. La malade ne savait au reste à quelle cause rapporter cette hypertrophie du tissu cellulo-graisseux ; elle n’avait rien changé à son régime habituel.
Il serait difficile de se faire une idée de l’aspect que la polysarcie avait donné à cette malade. La tête se perdait dans les épaules par l'intermédiaire d’un cou monstrueux et démesuré ; les traits de la face étaient altérés par l’hypertrophie énorme des joues, du menton et des paupières. Les mamelles étaient aussi volumineuses que la tête d'un adulte, retombaient sur l’abdomen dont les parois également hypertrophiées descendaient sur les cuisses. À travers la paroi, il était facile de sentir que l'abdomen contenait lui-même dans l’épiploon et les viscères abdominaux une grande quantité de graisse. Les membres avaient acquis un volume énorme ; en les palpant on éprouvait sous le doigt cette sensation de mollesse que donne naturellement le tissu graisseux et l'impression du doigt restait dans ces tissus comme dans le cas d’æœdème. Au reste la partie inférieure des jambes et les pieds étaient fortement œdémateux.
Voici quelques-unes des mesures qui furent prises pendant la vie.
Circonférence du tronc au niveau de l’ombilic . . . . . 4 m. 55 — de la cuisse — ace 0m: (88 — du genou es HR On, LA — du mollet = DT PE
du bras — TR DENT ET
Epaisseur de la paroi abdominale, muscles compris . . 0 m. 12 — sans les muscles . . 0 m. 08
Epaisseur des parties molles thoraciques . . . . : : 0 m. 09 — déslatmameletm ic El NX RETENUE RER
Par un oubli bien regrettable la malade ne fut pas pesée ; mais ou peut, sans exagération, évaluer son poids à 200 kilogs au moins.
En présence de la gêne de la respiration, qui se traduisait d’une manière évidente par la coloration foncée de la face, il n’y avait pas à hésiter, plusieurs saignées furent pratiquées et chaque saignée fut suivie d’un tel soulagement, que la malade les réclamait avec instance.
L'examen des cavités abdominale et thoracique, rendu d'ailleurs fort difficile par l'épaisseur des couches de graisse déposées dans leurs parois, ne faisait reconnaître aucune altération profonde, mais seulement quelques signes de bronchite. Néanmoins la dyspnée augmentait et dans les derniers mois de sa vie, la malade restait continuellement assise sur un fauteuil ou dans son lit.
La mort eut lieu subitement le 1° mai.
Aurorsie. — À l'ouverture du corps, outre l'existence d’une grande quantité de graisse dans le tissu cellulaire de tout le corps, et mème dans les cavités abdominale et thoracique, on trouva qu’il y en avait beaucoup à l’origine des gros vaisseaux, à la base et à la surface du cœur, dans les médiastins antérieurs et postérieurs. Il ÿ en avait encore entre la plèvre et les parois de la poitrine ; et comme Dupuytren en avait déjà fait la remarque, la graisse ne correspondait pas aux espaces intercostaux, mais aux corps des côtes, le long desquelles elles formaient une multitude de languettes qui avaient jusqu’à plusieurs pouces de long.
Dans la cavité péritonéale, les organes semblaient littéralement perdus au milieu de la graisse. IL y en avait partout et les épiploons avaient un pouce ou deux d'épaisseur. Néanmoins aucun organe n’avait subi la dégénérescence graisseuse.
Les muscles n'avaient perdu aucun de leurs caractères, ils semblaient même avoir subi un véritable accroissement de tissu, bien que dans certains points ils fussent recouverts, comme à l’abdomen, par une couche graisseuse épaisse de à travers de doigt,
Note
Quant aux \altérations morbides auxquelles on pouvait rattacher la mort et Les accidents éprouvés pendant la vie, on observe un cœur au moins quadruplé de volume, avec des cavités hypertrophiées, mais surtout énormément dilatées, remplies d’une espèce de gelée noirâtre : ses orifices et ses valvules parfaitement sains contrastaient même ainsi que les gros vaisseaux avec Les proportions qu’avaient acquises les cavilés cardiaques.
Les poumons, ainsi que presque tous les organes intérieurs, étaient corgés de sang ; ils étaient œdémateux, laissant suinter à la coupe un liquide spumeux, rougeâtre ; les bronches dilatées étaient le siège d'une congestion très intense et d’une coloration violacée, que l’on pouvait suivre jusque dans les dernières ramifications ; elles contenaient un mucus épais et visqueux.
Le foie très volumineux était gorgé de sang, mais sans aucune altéralion. La rate était au moins doublée de volume, mais non ramollie, Les reins étaient fortement congestionnés et hypertrophiés ; la substance corticale était le siège d’une injection vive et d’une coloration violacée que l’on suivait jusque dans la substance lobulaire. Partout le système nerveux était le siège d’une congestion et d’une dilatation très
prononcée.
I[. MORT SUBITE PAR ADIPOSE CARDIAQUE CHEZ DES SUJETS OBÈSES OU NON, MALADES ET CACHECTIQUES. — En opposition avec les cas précédents (obs. I et Il), où la mort est venue surprendre brusquement des enfants en élat de santé apparente parfaite ; il faut mettre ceux, où l’on voitle dénouement subit se produire au cours d’une affection fébrile, d’une cachexie ou dans la convalescence d’une maladie anémiante. Souvent ici les symplômes, qui pourraient permettre de déceler la surcharge graisseuse du cœur, sont encore moins accentués. Jusqu’alors ces individus, qui sont cependant généralement des obèses, avaient parfailement supporté leur altéralion cardiaque ; c'est seulement à l’occasion d'une maladie inlercurrente que la faiblesse cardia-