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- muniéation. entre tete. et la veine, et 4e dade pr.
| succomba à une hémorragie nasale foudroyante opérée à travers la paroi interne du sinus caverneux brisée par la blessure. fes
On conçoit évidemment dute l'importance de cett”?
question en médecine légale, et l'intérêt qu ‘il y a pour le médecin-légiste à savoir diagnostiquer un semblable É anévrisme, l'individu ayant porté le coup pouvant être, de ce fait, poursuivi par la. justice. Mais de pareils cas sont bien rares et, n aurait été leur nueret légal, nous n’aurions fait ‘que les mentionner.
autres différents suivant le siège de l’anévrisme,
Certains à npne peuvent-ils faire prévoir la mort subite par anévrisme des artères cérébrales, et
trouve-t-on toujours dans les antécédents des défunts S
certains symptômes communs ? En d’autres termes,
les anévrismes intra-craniens ont-ils une symptoma-
tologie ? a + Malheureusement, la mort subite par rupture
d’anévrismes cérébraux n'est souvent précédée d’aucun signe et Von Hoffmann, auquel le grand nombre d’Observations sur ce sujet donne une grande auto-
rité, déclare l'avoir rencontré dans ces conditions 58 fois sur les 78 cas qu’il rapporte. Dans nos Observations, six fois nous le constatons sans le moindre prodrome (Obs. II, LIL IV, V, VI VID.
Mais si cette symptomatologie est souvent nulle jusqu’au moment de la mort, quelquefois aussi celle-ci est précédée de symptômes qui peuvent, non pas faire porter un diagnostic ferme, mais tout au moins donner des probabilités,
Certains de ces symptômes sont constants, les uns
communs à tous les anévrismes intra-craniens, les
Symptômes communs. — Des symptômes communs le plus constant est la céphalagie, presque toujours trouvée dans les antécédents du défunt et définie
par deux caractères : son intensité, sa continuité. Elle peut subir des exaspérations, le sang artériel étant
projeté dans l’anévrisme et la pulpe cérébrale conti-
nuellement ébranlée par les battements de la tumeur.
Elle est, aussi, souvent accompagnée de bourdonnements d'oreilles et de vertiges (Obs. IX et XV) avantcoureurs des phénomènes apoplectiques.
Elle peut être limitée, se localiser à un seul côté comme chez le sujet de M. Balthazard, qui se plaïgnait de céphalagie « surtout à gauche ». Cette localisation pourrait être d’une grande utilité pour le diagnostic, mais y faut-il compter ? Il faut pencher vers l’affirmative si nous en croyons l'observation de M. Balthazard où, à une céphalagie siégeant à gauche a correspondu un anévrisme à gauche. De même, à propos d’un anévrisme de l'artère basilaire (Obs. XVI), où des vives douleurs s’étendaient de l’occiput à la région frontale, signe dont Gull fait le plus grand cas pour le diagnostic de l’anévrisme de la basilaire.
Les troubles de la motilité constituent aussi d’autres symptômes communs aux anévrismes intracraniens, moins importants évidemment pour nous qui traitons des morts subites, par conséquent non prévues, ce qui n’est pas le cas lorsqu'un malade a une paralysie ou une hémiplégie. Nous les passerons cependant rapidement en revue car, dans plusieurs de nos observations, nous en relevons certains.
dans l'Observation de Gairdner (Obs. XIX), aboutissant plus ou moins rapidement à la paralysie, suivant un ramollissement plus ou moins lent, plus ou moins étendu. |
Mais, la plupart du temps, la paralysie délaisse la
phase prémonitoire de l’affaiblissement et s’installe
d'emblée : hémiplégie soudaine avec paralysie faciale
gauche (Obs. XII); hémiplégie gauche quinze jours
avant la mort (Obs. XVI); impossibilité de marcher ou de se tenir debout (Obs. XVII).
La sensibilité peut aussi être abolie ou diminuée
(Obs. IX), ce qui tient à la rupture dans le cerveau ou les méninges, ou bien au contraire exaltée avec contractures, attaques convulsives ou épileptiformes, dues à l’encéphalite et au ramollissement causés par la présence de l'anévrisme (Obs. VI, IX, XIV, XVID. L'intelligence est également troublée, surtout
quand J’anévrisme se développe lentement (Obs. IX.
et XI). C’est surtout chez les porteurs d’anévrismes des cérébrales antérieures que l'on constate ces troubles intelléctüels, particulièrement la lenteur de la mémoire. ù
Enfin, comme derniers symptômes communs, on trouve encore les vomissements, qui peuvent aiguiller
le diagnostic vers les. tumeurs cérébrales, maïs qui
sont assez rares (Obs. VIT, IX, XII, XV).
Symptômes particuliers. —— Les anévrismes de
certaines artères sont capables de produire des symp- |
tômes ‘particuliers plus ou moins utiles au diagnostic
CS peut être d'abord un affaiblissement, comme
au contraire d’autres qui sont absolument muets À
cet égard.
Les anévrismes de 1e basilaire et des vertébrales
en raison de leur grande étendue et des compressions qu'ils exercent sur plusieurs organes importants, ont des signes bien particuliers. C’est ainsi que la compression du bulbe se traduit surtout par des troubles de la respiration, asphyxie lente devenant peu à peu. cemplète, paralysie progressive, perte de la "voix, souvent perte absolue des premiers actes de la déglu-
‘tition. Sur la protubérance c'est une céphalagie qu'ils
produisent, localisée en arrière avec paraplégie presque immédiate, se distinguant de celle de la moelle en ce que la douleur le long du rachis n'existe pas, et que les sphineters anal et vésical ne sont pas
paralysés en même temps que les extrémités infé-
rieures. On peut trouver aussi une paralysie de la face (Obs. XVI). Enfin deux nerfs peuvent être comprimés par les anévrismes de la basilaire : le facial et le moteur oculaire commun.
Les anévrismes de la communicante postérieure se traduisent surtout par des compressions de la 3° paire
(blepharoptose), de la 6° paire (strabisme externe), du
petit oblique (diplopie).
Ceux de la carotide interne comportent toujours de la céphalalgie frontale, localisée quelquefois derrière un œil, et de la paralysie de la 3° paire.
Ceux de la cérébrale antérieure montrent également de la céphalalgie frontale, de l’amaurose d'un
‘œil, perte de la mémoire et de l'intelligence.
Enfin les anévrismes de la cérébrale moyenne sont d'un diagnostic très difficile, car on ne peut guère se baser sur une céphalalgie profonde, signe trop vague, pas plus que sur les cris soudains précédant l'attaque ou les sensations particulières ressenties.
Quant aux anévrismes des artères communicante antérieure, cérébrale postérieure, cérébelleuses antérieure €t supérieure, méningée moyenne, aucun signe ne peut les faire prévoir.
Donc, si la mort n’est annoncée souvent par aucun signe, quelquefois aussi elle est précédée d'une série de symptômes dont la durée varie de quelques heures à quelques jours et même quelques années.
Ces symptômes peuvent précéder ou suivre une perte de connaissance. C’est généralement le premier cas qui se produit, et les symptômes se produisent suivant le développement de la tumeur anévrismale.
L” attaque peut être unique ou se multiplier (Obs. XVIT), suivant que l’épanchement sanguin est plus ou moins rapide, selon qu'un bouchon de fibrine s'est établi sur l’ouverture de la tumeur ou même que
le cerveau oppose un obstacle.
Enfin, au moment de la rupture, les malades éprouvent souvent une sensation de douleur atroce dans la tête : un malade de Jennings éprouve, la veille de sa mort, une sensation de déchirure profonde dans la tête; un autre s'écrie :-« Oh ma tête ! »; sensation analogue chez une malade de Gull qui s’écrie : « Je suis morte ! »
Diagnostic. — Avec des symptômes aussi incer-
{ains, il est difficile de faire un diagnostic. Prenons
d’abord la céphalalgie, symptôme le plus net et le
plus constant des anévrismes intra-craniens. Par quoi
pouvons-nous la distinguer des autres céphalées ?
1° Névralgie : dans l’anévrisme la douleur est plus
continue, moins exaspérée en un point par la pres-
sion, douleur plus profonde, à la longue paralysie.
2e Migraine : mais là la durée est très courte, intermittente, accompagnée de phénomènes gas- triques. ne | 3° La céphalée syphilitique : distincte par son intensité nocturne et les éruptions caractéristiques de
la peau et des muqueuses.
4° La céphalée rhumatismale qui s'accompagne de
fièvre et de douleurs articulaires.
Avec quelles affections peut-on confondre les anévrismes des artères cérébrales ?
1° Congestion cérébrale. — Elle s’en distingue par une durée moins longue, des éblouissements, teintements d'oreilles, vertiges plus intenses que dans les anévrismes. Rougeur de la face, des conjonctives, saillie des veines, pouls fréquent et dur, surtout maraué aux temporales.
2° Ramollissement. — Mais hémiplégie plutôt que paralysies limitées,
3° Méningo-encéphalite. — En même temps que
. paralysies, troubles psychiques. tels que manies
diverses.
4° Abcès du cerveau, coïncidant avec une suppuration osseuse très longue, Le plus souvent hémi-
plégie, contractures, convulsions, attaques épileptiformes.
5° L'hémorragie cérébrale. — Beaucoup d’ané-
vrismes se terminent par une attaque d’apoplexie, et
on voit alors une hémiplégie ou une résolution des
membres qui précèdent la mort de peu d'intervalle. +
Alors le diagnostic est assez malaisé, bien que l’on ail
signalé comme indices : la douleur fixe et certaines
sensations de déchirure au moment de la rupture.
6° Les tumeurs cérébrales, qui diffèrent des ané-
vrismes par un mauvais état général, des vomisse- 0
ments, hémiplégie, contractures, petites attaques convulsives.
7° Les périostoses syphilitiques ont un symptôme
commun avec les anévrismes : les compressions pré-
coces. Maïs les antécédents, des éruptions coïnci-
dentes, des douleurs nocturnes, une amélioration par le traitement sont autant de signes distinctifs.
8 Les tumeurs de la dure-mère offrent avec les. anévrismes un diagnostic très difficile. On a pourtant signalé comme signes différentiels : de la stupeur, des engourdissements, de la faiblesse des mouvement: et de la démence.
La marche et la durée des anévrismes intracraniens sont très variables : certains sont lents, | Hi d’autres rapides, mais ils aboutissent tous à la mort Ë # plus ou moins soudaine. Une seule fois la guérison 4 spontanée a été observée COR ‘4