‹ De la Mort subite ou suspecte rupture des anévrismes intra-crâniensChapitre 9 sur 36 · KL · texte numérisé non relu

KL

précisément la place, un anévrisme que Von Hoffmann, dans sa grande pratique, dit n'avoir rencontré que peu souvent, nous voulons parler de l’anévrisme iraumatique. Cette étude nous sera d'autant plus facilitée que nous avons recueïlli une Observation de

Nélaton, parue dans les Bulletins de la Société Anato-

mique de Paris 1855, qui présente en même temps le double intérêt de porter sur un anévrisme artériosoveineux :

IT s’agit d’un étudiant en droit de 21 ans, qui reçut un coup de parapluie sur l’œil gauche, moitié interne de la paupière inférieure, et y fit une plaie transversale et linéaire. Cette plaie guérit, mais l’œil ressort, la paupière est abaissée, l'œil regarde en dehors, le malade voit les objets doubles et il y a une mydriase prononcée. Plusieurs épistaxis abondantes puis, trois mois après le coup, nouvelle épistaxis, vomissement de sang et mort subite. A l’autopsie, on trouve à la partie postéro-interne de l'orbite gauche, la cicatrice d'une ancienne fracture à l'intérieur du crâne. Le sinus caverneux droit est ouvert en haut, la partie latérale droite du sinus sphénoïdal manque complètement, ce qui le fait communiquer avec le sinus caverneux droit. Dans la paroi externe du sinus caverneux existe une esquille aplatie, semblant être la paroi du sinus Ssphénoïdal repoussée en dehors, esquille dont le bord supérieur est en rapport avec le moteur oculaire, commun, La carotide interne est, coupée dans le sinus et ses deux bouts cicatrisés sont distants de plusieurs millimètres. En somme, la blessure avait établi la com-

Page 1