‹ De la mutilation d'un écrit posthume de Théodore Jouffroy: avec une lettre àChapitre 4 sur 9 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Vains efforts de rjiypocrisie ou 4^ la ppur| La p^iis^e 4<) ^ouffroy échappe; la voilà grayée de nouveau; qt, comme ceç héros de Tacite qui paraissaient d'autant plus qu'on ^y^it supr primé leurs images , i&lle brillera d*autant p}us qu*pff ^ vQuhi Fanéaptir.

Notre tâche est finie. Car quQ nous fait le reste ! Qpiconqine lira ces pages verra bien que c'est Tintérêt de la vérité et de I4 philosophie ^ autant que le souvenir de Joi|ffroy et Tamour d^ h justice» qui nous les OQfc'fait écrjre : Vitam impendere vero.

Si la confiision du coupable n'avait pas ^{^ nécessaire , n^^ ne l'aurions pas même cherchée. Devant l'avenir de la pepséjS humaine, tpujt le reste est bien petit, et disparait k nqs yenx.

Nous avions sqngé , il est vraf , k finir par des cQusidérationf sur ce qu'un pareil scandale a de grave pour TÉtat. Qu'est-0(^ que l'enseignepient de la philosophie ei]i ^rai^e , ^i pQifX qui en ^ont chargés exercent impunément de tels abus ^e pouvoir) Qu'est-ce que l'État, si l'homme investi dp ppi^tificat philpsqr phique dans cet État, et revêtu d'ailleurs des plus hautes dignités de cet État, peut sans scrupule commettre de pareilles actions et se couvrir de pareilles taches !

Mais à quoi bon, et cela nous regarde-t-il?

Si nous étions de l'Académie des Sciences morales^ nous pourrions, en vertu de ce titre même, engager notre compagnie à protester avec nous contre un outrage à la moralité humaine.

Si nous étions de l'Académie Française , nous profiterions de l'invitation faite par M. Cousin , à l'occasion des censures exercées, il y a deux siècles, sur le manuscrit de Pascal , pour demander, au nom de cette Académie , la remise du manuscrit de Jouffroy.

Si surtout nous avions Fhonneur de professer la Philosophie, fût-ce dans le plus obscur des collèges, nous détournerions notre pensée de ceux qui ne craignent pas de faire un mélange adultère delà philosophie et du mensonge , et qui ne se font pas scrupule de déshonorer les morts , dans Fintérét de leur puissauce ou plutôt de leur tyrannie. Et si ceux-là prétendaient s*immiscer dans notre enseignement et fouiller dans notre conscience, nous donnerions notre démission , et nous ne sobirion? pas leur joug.

Mais comme nous ne sommes ni académicien ni professeur, nous laisserons llnstitut et l'Université réfléchir à ce qu'ils ont à faire.

Et maintenant que le devoir pénible que nous nous étions imposé est rempli , nous n'ajouterons plus que ces paroles, empruntées à Jouffroy lui-même , et qui nous ont servi d'épigraphe :

— «Rien n'est si fragile qu^une domination purement fondée » sur la force. Des maîtres sans morale et sans croyances ne » s'accordent pas long-temps; ils se détruisent, après avoir dé- » truit l'ennemi commun. Le monde est plein de causes secrètes D qui apparaissent tout-à-coup à la voix de la Providence , et D rompent brusquement comme un fil les plus habiles échafau- D dages humains. »

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