L... Arthur, 15 ans (Tenon
singulier, un rire qui surprend par son étrangeté même, car il jette sur toute la physionomie quelque chose de triste et de niais.
Muscles du tronc : Omoplates un peu détachées du thorax, surtout au niveau de la pointe, les fosses sus et sous-épineuses sont un peu amaigries. Les muscles des épaules, des bras, des avant-bras et des mains paraissent normaux. Les grands pectoraux sont nettement diminués de volume. Les muscles des membres inférieurs paraissent de volume normal. Pas de réflexe patellaire. Le malade aurait eu, au dire
üe sa mère, deux fois des convulsions à lage de sept ans. Pouls, 80. Etat de la contractilité faradique (le r août 1884). ■ ;
Appareil à chariot (méthode polaire) ; minimum d’excitation, 12.
Muscles de la face.
Deltoïde.
Trapèze.
Biceps brachial.
Grand pectoral.
Faisc. clavicul. du grand pectoral.
Droite. Gauche.
L’indocilité du malade empêche de rechercher l’état de la contractilité du nerf facial, ainsi que l’état de la contractilité musculaire par les courants galvaniques. On peut résumer l’observation de la façon suivante : atrophie nette des muscles faciaux avec diminution légère de la contractilité faradique; atrophie légère des grands pectoraux, douteuse pour les autres muscles du tronc, et pas d’atrophie des muscles.des jambes. Pas d’adipose sous-cutanée, état général satisfaisant; sensibilité normale.
Obf. IV. Atrophie commençante des muscles de la face. Intégrité des autres muscles du corps. Abolition du réflexe patellaire. (Personnelle.)
Julie L..., âgée de huit ans, fille et sœur des trois précédents. L’atrophie des muscles faciaux, se révèle par un faciès particulier et quelques troubles fonctionnels. Le faciès est également atone; lorsqu’on dit à la petite malade de lever les yeux au plafond, c’est à peine si son front présente quelques légères rides. Rire particulier (rire de travers), et dans cet acte, au niveau de chaque commissure, apparaît une dépression en coup de sabre. La lèvre supérieure est saillante et dépasse l’inférieure.
Urine fréquemment au lit. Pouls, 82.
Les muscles des membres supérieurs, du tronc et des membres inférieurs, paraissent normaux. Pas de réflexe patellaire. Sensibilité normale. Contractilité faradique (I er août 1884). Même méthode que dans l’observation précédente. Pour les mêmes raisons que plus haut, l’examen électrique n’a pu être poussé plus loin.
Droite. Gauche.
Muscles de la face.. 10 1/2 10 1/2 jfjj
Même état de la face, même intégrité de tous les muscles des membres et du tronc en septembre 1884, époque à laquelle l’un de nous soigne i’enfant à là Charité, pour une pleurésie droite avec épanchement, pleurésie contractée/ au dire de la mère, par refroidissement. Cette pleurésie est suspectée par nous, d’apparaître chez L... Julie comme une première manifestation de tuberculose. Notre appréciation sur la pathogënie de cette pleurésie (dont l’enfant sort guérie? le 22 septembre), se base autant sur une série de considérations doctrinales, touchant l’histoire des pleurésies dites a frigore, longuement développées ailleurs par l’un de nous, què Sur ce quadruple fait :
1° Que le père, une sœur, un frère de Julie ont succombé à la tuberculose pulmonaire; 2° que Julie a vécu de longs mois dans une chambre exiguë, à côté de son frère Eugène, alors que, dans un logement d’ouvrier composé de deux pièces, l’un de nous visitait, à plusieurs reprises, Eugène pour conjurer ses accès d’étouffement et ses hémoptysies; 3° que nous avons soigné, à la Charité et à Tenon, son frère Georges pour une