‹ De la Nature du Domaine PublicChapitre 22 sur 52 · DO · texte numérisé non relu

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chaque propriétaire est seul capable d'agir sur sa part; il est vrai que cette part se trouve confondue avec celle de ses copropriétaires, mais enfin ceux-ci ne peuvent rien sur elle. Chaque copropriétaire est parfaitement indépendant de son copropriétaire. Rien de pareil dans la propriété collective: les parts n'existent plus. Il y a, dit M. Planiol, « usage commun de la chose ou affectation complète à l'utilité générale, qui, dans beaucoup de cas, peut être procurée sans amener aucun contact entre la chose utilisée et ceux dans l'intérêt desquels elle existe » (1). Comme exemple, il suffit de songer aux cuirassés ou, pour être plus moderne, aux ballons dirigeables attachés au service de la guerre. Ce sont des biens du domaine public, tous les citoyens en profitent puis qu'ils nous défendent tous contre l’ennemi ; cependant il y a beaucoup de personnes qui n’ont jamais vu un navire de guerre ou un dirigeable.

Dans ces conditions, il ne peut pas être question de partage, puisque la propriété collective a précisément pour caractère d’être exclusive de l’idée de partage. Nous ne voulons pas dire par là que le partage de tout bien national soit impossible matériellement. Il y a des dépendances du domaine publie, telles que les livres des bibliothèques, les objets des

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