Capitan. Zntroduction à l'étude du droit civil, p
la ville. Pourquoi dire que les habitants de la commune seuls sont propriétaires collectifs ? De même, un Français a-t-il plus de droits sur le musée du Louvre qu'un étranger ? Si le Louvre appartient à une collectivité, cette collectivité, c’est le monde tout entier. Ainsi apparaît le vice de cette seconde théorie : le prétendu droit qu’elle accorde à chacun des membres du groupement n’est qu'une apparence, un fantôme.»(r).
Tout ceci nous paraît inadmissible et provient de la tendance à comparer deux choses qui ne sont pas comparables. Pourquoi toujours amener la propriété collective à côté de la propriété privée comme un conscrit sous la toise et la juger inapte à tout service, parce qu'elle ne présente pas dans ses attributs l’ampleur de la propriété privée? Nous ne contestons pas que cette dernière produise des effets que ne produit pas la propriété collective ; mais, encore une fois, ce n’est pas une raison pour méconnaître les services que cette propriété collective rend dans sa sphère d'application.
Lorsqu’en effet nous disons que tous les membres d’une même nation sont propriétaires collectivement des biens nationaux, nous ne considérons pas, c'est évident, chaque individu pris en particulier comme ayant un droit de propriété individuelle sur